Mickey et ses Amis reviennent sur Disney+ ! Après le succès de la série « Mickey Mouse » diffusée dès 2013 sur Disney Channel (disponible sur Disney+) et lauréate de nombreuses récompenses, Mickey, Minnie, Donald, Daisy, Dingo et Pluto seront les héros d’une toute nouvelle série d’animation intitulée « Le Monde Merveilleux de Mickey ». Produite spécialement pour Disney+, « Le Monde Merveilleux de Mickey » dont la première saison est composée de 10 épisodes, sera diffusée au rythme de deux épisodes par semaine, chaque vendredi. Les deux premiers épisodes seront disponibles exceptionnellement à partir du mercredi 18 novembre, jour du 91ème Anniversaire de la célèbre souris. Une deuxième saison est d’ores et déjà prévue pour l’été prochain !
Dans « Le Monde merveilleux de Mickey », nos héros préférés vivront des aventures extraordinaires dans un monde loufoque et imprévisible où tout est possible grâce à la magie Disney. Chaque épisode est prétexte à de nombreux gags et à la découverte de chansons inédites. Les décors contemporains serviront de fond à des intrigues intemporelles (notamment inspirées des attractions des Parcs Disney. Cerise sur le gâteau : quelques-uns des personnages les plus célèbres des grands classiques Disney y font même des apparitions !
« Le Monde merveilleux de Mickey » est produit par Disney Television Animation. Paul Rudish, dessinateur et réalisateur récompensé aux Emmy Awards, en est le producteur délégué et le réalisateur principal. Christopher Willis en a écrit la bande originale, comme il l’avait fait pour la série « Mickey Mouse ».
Résumé : Un grand-père chasseur de trésors, c’est le rêve, non ? Sauf qu’Andy n’a jamais connu son super aventurier de papi. Tout ce qu’il en sait, à vrai dire, c’est ce qu’on a bien voulu lui raconter. Mais tout change le jour où il reçoit une lettre bien mystérieuse de sa part. Et en résolvant l’énigme qu’elle contient, Andy est loin d’imaginer le monde qui s’ouvre à lui. D’ado ordinaire, il devient le gardien d’un trésor inestimable, qu’il doit protéger à tout prix. Sur les traces de son grand-père, le voilà donc embarqué dans une aventure palpitante qui l’emmène à l’autre bout du monde, à la recherche d’une clef qui lui permettra de tenir le trésor loin de ceux qui le convoitent.
Notre Avis : Fans d’aventure et du célèbre land des Parcs Disney dédié à l’exotisme et aux grandes épopées, cette série de romans en deux tomes vous fera le plus grand bien. En 2019, Hachette Romans et Disney ont édités « Adventureland – Tome 1 : La Quête du Maître des Clés » adaptation française de « Tales from Adventureland – Book 1 – The Keymaster’s Quest » paru chez Disney Press et directement inspiré de la mythologie de la zone exotique Adventureland de Disneyland Resort et de Walt Disney World Resort. Il est maintenant temps pour nous de prendre notre flambeau, notre sac et de partir dans la jungle à la découverte de nombreux mystères qu’elle renferme.
Destiné à un jeune lectorat, cette mini-série de romans d’aventure puise son inspiration directement dans le folklore du célèbre land des Parcs Disney, mais attention elle s’inspire d’avantage de celui des Parcs américains que ceux situés dans le reste du monde, de par ses nombreuses références aux attractions comme « Enchanted Tiki Room »(traduite en français par « La Chambre Tiki Enchantée »…) que seuls les fans sauront dénicher. Roman jeunesse oblige, l’histoire n’est ici pas très originale. En effet, nous suivons le jeune Andy dans un parcours initiatique assez classique semé d’embuches. Si le public auquel il est destiné y trouvera son compte, les autres au contraire trouveront bien dommage que l’auteur n’ai pas était plus loin dans le développement de cette mythologie qui aurait pu toucher un large public et notamment celui des fans, qui, ici, auront bien du mal à s’y retrouver même si d’infimes références y sont présentes.
S’il ne va pas très loin dans son propos « La Quête du Maître des Clés », propose certains points qui méritent tout de même de s’y attarder. Roman d’aventure oblige, l’action nous fait voyager sans même quitter notre domicile de l’Oregon à Hawaï dans une jungle magique remplie de mystères, nous faisant découvrir certaines légendes. Autre point positif est plutôt assez original : la Société, cette organisation secrète très organisée composée d’adultes venant en aide à Andy, qui ne manque ni de moyens, ni d’originalité pour arriver à leur fin. Un bon point donc.
L’élément déclencheur de cette aventure ? Le chasseur de trésor et grand-père loufoque de Andy, Ned Lostmore, qui, débordé par ses recherches et ses trouvailles n’a pas pris le temps de connaître son petit-fils. Leur rencontre se fera par l’intermédiaire d’une lettre remise à Andy au cours de l’enterrement de son grand-père. Par cette lettre, Andy apprend donc tout un tas de choses intrigantes et notamment le fait que son grand-père l’avait fait surveiller pour voir s’il avait hérité de « l’esprit Lostmore ». Ce qui est dérangeant ici, malgré le fait que cet ouvrage soit destiné à un jeune public, ce sont les relations familiales décrites dans celui-ci. En effet, nous avons trouvé cela étrange qu’un grand-père estime que son petit-fils soit digne d’intérêt (ou pas…). Alors certes, Ned donne à Andy toute sa confiance, en lui confiant différentes missions, certaines plus périlleuses que d’autres ainsi que de nombreux moyens de se protéger du danger mais on se demande pourquoi Ned Lostmore n’en a pas fait autant avec sa fille. D’ailleurs nous n’apprendrons rien de cette (peut-être) distance relationnelle entre le père et sa fille. De plus ce personnage appelé « sa fille » ou « la mère d’Andy » ne fera pas d’autres apparitions dans le récit et laissera son fils partir à l’aventure sans demander plus d’explications…
Autre preuve que l’auteur ne prend aucun risque et reste dans un environnement classique des romans d’aventure : les deux organisations rivales. D’un côté les gentils avec la Société, de l’autre les méchants avec le Collectif. Ajoutons à cela un personnage naviguant entre les deux camps, Abigail, fille d’Albert, l’un des alliés de Ned Lostmore. Pour d’obscurs raisons mais finalement assez classique, Abigail a rejoint les rangs du Collectif afin d’exécuter les ordres du méchant Professeur Phink sans trop se poser de questions. Parlons maintenant de la mythologie du land des Parcs Disney développée ici. Ce premier tome s’attarde surtout le temps de quelques pages sur des perroquets parlant multicolores qui viennent en aide à Andy. Ces perroquets, les fans reconnaîtront car ils sont issus de la célèbre attraction musicale imaginée par Walt Disney« Enchanted Tiki Room ». Malheureusement là aussi, aucune exploitation plus en profondeur n’a été réalisé de la part de l’auteur alors que cela avait l’air de partir d’une très bonne intention.
« Adventureland – Tome 1 : La Quête du Maître des Clés »plaira sans aucun doute à la cible pour lequel il a été écrit à savoir un très jeune public. Cependant il est dommage de constater que l’auteur a voulu jouer la faciliter, en proposant certes quelques pointes d’originalité mais pas assez exploité à notre goût. Le reste, relève d’un classicisme comme il en est souvent le cas dans ce genre de roman. Pas mauvais pour autant « La Quête du Maître des Clés » n’est cependant pas ce que l’on pouvait espérer, à savoir un approfondissement de la mythologie mise en place dans les Parcs Disney. Reste à savoir si le Tome 2 intitulé « La Quête de la Griffe d’Or » et mettant en scène l’attraction « Jungle Cruise » relève un peu le niveau.
Mel Brooks a dit un jour : « Si l’on peut réduire Hitler à quelque chose de risible, alors nous avons gagné. »
Pour son sixième film, le réalisateur Taika Waititi fait un pari osé et risqué : traité sous un angle humoristique l’une des périodes les plus sombres de l’Histoire : la Seconde Guerre Mondiale. En adaptant le roman « Le Ciel en Cage » de Christine Leunens, le réalisateur, sur les traces de Charlie Chaplin et son « Le Dictateur » (1940), propose « Jojo Rabbit » une délicieuse satire portant un nouveau regard sur cette triste période.
Synopsis : Jojo est un petit allemand solitaire. Sa vision du monde est mise à l’épreuve quand il découvre que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier. Avec la seule aide de son ami aussi grotesque qu'imaginaire, Adolf Hitler, Jojo va devoir faire face à son nationalisme aveugle.
Taika Waititi démontre une fois de plus que l’on peut rire de tout, même des sujets les plus délicats, à condition que cela soit bien fait et traité avec intelligence. C’est ici le cas avec « Jojo Rabitt » dont l’action se passe en pleine Seconde Guerre Mondiale pendant l’Holocauste. Si cette période et ses atrocités sont l’un des sujets principal de nombreuses œuvres hollywoodiennes, elles ont souvent été traitées avec gravité tandis que les Nazis, eux sont dans celles-ci ridiculisé. « Jojo Rabbit »apporte donc un petit vent de fraîcheur dans le genre en proposant un regard nouveau sur ces événements, celui d’un enfant. Les Nazis toujours aussi ridicules, nous offre ici des situations complétement loufoques dont l’on prend plaisir à rigoler, comme en témoigne la scène d’inspection totalement jubilatoire d’une maison où les agents de la Gestapo prononcent 31 fois le salut « heil Hitler ! », moquant ainsi cette formule de politesse nazie. Vous l’aurez compris, c’est donc par l’absurdité que le film répond à toute cette idéologie détestable. Une idéologie que Taika Waikiki préfère donc combattre en se moquant plutôt que de l’ignorer. « Jojo Rabbit » ne se concentre pas uniquement sur les Nazis, en effet le long-métrage se moque de la propagande et plus spécifiquement de la représentation des Juifs dans celle-ci. Il démontre ainsi avec justesse à quel point les idéologies malveillantes peuvent facilement s’enraciner et se répandre à grande échelle et notamment chez les enfants insouciants des conséquences que peuvent avoir ces représentations. C’est particulièrement vrai chez Jojo, qui vénère d’abord ce qu’il considère comme la puissance d’Hitler, jusqu’à ce qu’il voit en Elsa et sa mère une force dotée de principes moraux bien plus grande. C’est avec une simplicité efficace que cette peur irrationnelle des Juifs est ainsi traité et décrédibilisé avec une totale ironie à travers des dessins d’enfants réalisés avec toute l’imagination qui les caractérise.
« Jojo Rabbit » n’est en aucun cas un film qui a pour vocation de cacher les horreurs commises lors de cette guerre, cependant ceci est fait de façon totalement différente de ce qui a déjà été fait. En effet, ici point d’images sanglantes ou même violentes, tout est fait de façon subtil, Waititi ayant décidé de le faire par les dialogues ou alors de le faire sous-entendre par l’image. Si la première partie se révèle être de la satire purement classique, la deuxième partie s’enfonce subitement dans le drame provoquant une grande émotion chez le spectateur. « Jojo Rabbit » se révèle alors être non pas un film se moquant simplement des Nazis, mais un opus dénonçant toutes les formes de discours et plus précisément celui de l’antisémitisme afin que plus jamais celui-ci ne tombe dans les oreilles d’un enfant. L’opus se termine enfin sur une scène de bataille, formant un parallèle entre l’enfant de l’Allemagne nazie et l’enfant juif dans une scène également très émouvante.
Pour aborder ces thèmes, tant dans leurs aspects comiques que dramatiques, le réalisateur a fait appel à un casting composé de jeunes talents et d’acteurs confirmés. Se révélant tout simplement parfait, ce casting nous offre, par les personnages qu’ils interprètent tout un éventail d’émotions, magnifiant ainsi cette belle œuvre cinématographique. Jojo Betzler est interprété par le jeune acteur Roman Griffin Davis, pour qui, « Jojo Rabbit » est son premier film. L’acteur y est ici très convaincant dans le rôle du petit garçon endoctriné par la propagande nazie. Capable du pire, notamment dans ses paroles pour honorer la cause nazie, Jojo mettra plus d’un spectateur mal à l’aise. Mais on voit aussi que ce n’est qu’un gentil garçon qui ne sait pas vraiment de quoi il parle ! Il cherche auprès des nazis quelque chose qui manque à sa vie. Son père est parti, sa mère est occupée avec des choses dont elle ne parle pas, alors il n’a personne d’autre vers qui se tourner qu’un ami imaginaire, et il imagine que le seul qui puisse vraiment l’aider, c’est Hitler. Cependant, un évènement viendra progressivement altérer son jugement envers ses convictions. Thomasin McKenzie joue le rôle d’Elsa « la fille dans le mur », une jeune juive que Jojo est choqué de découvrir. Dotée d’une remarquable force intérieure et d’une grande maîtrise de soi, elle arrivera peu à peu à désamorcer la méfiance de Jojo. Assez mystérieuse, Elsa incitera Jojo à vouloir en savoir plus, avec une humanité qui sapera les illusions du jeune garçon et le confrontera au fait déconcertant que tout ce qu’on lui a fait croire à propos des Juifs est un terrible mensonge. Jamais complaisante ni passive, Elsa s’avère d’être une jeune fille pleine de vitalité et d’espièglerie qu’elle utilisera pour essayer d’empêcher Jojo de la dénoncer. Si le personnage d’Elsa représente rien de moins que l’espoir et la résilience de l’humanité face à la haine sans limites et au mal, elle apparait également comme une adolescente moderne pleine d’énergie. L’actrice offre avec émotion, une interprétation toujours très juste, un vibrant hommage à toutes les victimes juives.
Rosie, la mère imaginative, poétique, romantique et pleine de force dans laquelle s’ancre Jojo est interprétée par Scarlett Johansson. Engager dans la Résistance, Rosie s’efforce d’équilibrer son besoin de vivre audacieusement et d’être fidèle à elle-même tout en faisant tout son possible pour garder Jojo en sécurité, le protéger de la douleur de la perte et du danger. Même si Rosie est une rêveuse et qu’elle joue parfois la comédie, elle est aussi très pragmatique. En témoigne, l’une des scènes les plus poignantes du film, où Rosie imite le père absent de Jojo pour tenter de l’atteindre, en se dessinant une barbe et en tenant une conversation avec elle-même qui va de la tension explosive à la mélancolie en passant par la tendresse. Avec le rôle du Capitaine Klenzendorf, l’entraîneur autoritaire des Jeunesses hitlériennes qui est tout à tour l’idole, l’ennemi juré et le confident de Jojo, l’acteur Sam Rockwell montre une fois de plus l’étendue de son registre. Contribuant à l’ambiance humoristique de l’opus, les spectateurs rigoleront à coup sûr des situations dans lesquels ce Nazi ridicule se trouvera.
Non content d’avoir écrit et réalisé le film, Taika Waititi en tient l’un des rôles principaux : l’ami imaginaire et le conseiller de Jojo, Adolf Hitler. Alors que Taika Waititi adopte les tristement célèbres caractéristiques d’Hitler (le langage rageur, dictatorial et les gestes exagérés) sa version est également imprégnée de la joie enfantine de Jojo, jusqu’à ce qu’elle commence à craquer aux coutures... En effet si au début le dictateur s’avère amical, le film voit progressivement cet Hitler imaginaire se rapprocher de l’original en enchaînant des propos horribles, faisant ainsi brillamment le parallèle avec les pensées de Jojo. La version fantaisiste d’Hitler vue par Jojo, est un cocktail loufoque et extravagant de pulsions, de désirs, de choses qu’il a lues ou entendues et de son désir ardent d’avoir une figure paternelle.
Fraulein Rahm, incarnée par Rebel Wilson, est un personnage à l'humour noire, toujours prête à avaler les plus absurdes mythes nazis, est aussi l’instructrice de la Jungvolk qui enseigne aux filles comment accomplir leur « devoir féminin » en temps de guerre, mais qui rêve de rejoindre elle-même le front. Le personnage le plus hilarant, le plus sombre et le plus effrayant de tous reste sans doute le Capitaine Herman Deertz de la Gestapo de Falkenheim, qui enquête méticuleusement sur les Juifs cachés et les résistants. Ce rôle délicat est tenu par l’acteur et scénariste comique anglais Stephen Merchant. Pour compléter le petit monde de Jojo et jouer le rôle de son adorable meilleur ami Yorki, c’est Archie Yates qui a été choisi. Sans doute le personnage le plus attachant du long-métrage, Yorki est la parfaite illustration que malgré son jeune âge et la naïveté dont il fait preuve, un enfant peut parfaitement comprendre le monde et ses absurdités dans lequel il grandi.
Comme l’histoire, l’environnement dans lequel évolue Jojo est également vu à travers ses yeux, ceux d’un enfant de 10 ans. C’est donc un monde plein de couleurs vives, aussi bien dans les décors que dans les costumes et de beauté bucolique qui a été créé avec soin, une imagerie très éloignée de l’esthétique propre aux films de guerre traditionnels utilisant habituellement des couleurs très froides. Falkenheim, la ville natale fictive de Jojo, est alors très colorée de par la succession de maisons tout autour de la place principale. Une atmosphère en total décalage avec l’horreur de cette période mais justifiant parfaitement l’état d’esprit de Jojo, qui lui se sent parfaitement bien dans cette Allemagne troublée. Pour créer cette ville fictive, la production s’est rendue à Žatec et Úštěk, deux petites bourgades de la République tchèque, dans une région qui a autrefois été annexée par l’Allemagne et était sous occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Un endroit qui n’a jamais été bombardé, les bâtiments d’avant-guerre ayant conservé leur style d’antan. En totale opposition avec cette ville colorée et la maison lumineuse de la famille Betzler se trouve l’espace sombre et exigu derrière le mur où se dissimule Elsa. Cet endroit fait naître un sentiment d’oppression, reflétant la tension presque insupportable sous laquelle elle est contrainte de vivre. Au même titre que les décors, les costumes ont aussi reçus une attention particulière, habillant les personnages avec style.
Pour accompagner musicalement le film, c’est Michael Giacchino qui a été choisi par Taika Waititi, lui, qui n’a jamais caché son admiration pour le célèbre compositeur américain, et en particulier pour son incroyable et émouvante musique pour le film des Studios Pixar « Là-Haut ». Si aucun thèmes récurrents ni forts ressortent de cette partition, elle remplit parfaitement sa tâche de soutenir des instants clé dans des styles variés. Michael Giacchino sort également des sentiers battus en ayant écrit des chansons avec la parolière Elyssa Samsel que Jojo et ses compatriotes chantent dans le camp des Jeunesses hitlériennes. Si les compositions ne s’avèreront pas mémorables aux oreilles des spectateurs, d’autres morceaux les marqueront assurément. Grâce à ses liens avec Paul McCartney, Michael Giacchino a pu expliquer à celui-ci pourquoi il fallait absolument autoriser Taika Waititi à utiliser la version allemande de « I Want To Hold Your Hand » des Beatles pour une scène sur l’hystérie et Hitler. Une idée surprenante mais décidément brillante. C’est ainsi que le film passe des Beatles à Bowie avec notamment « Helden » version allemande de « Heroes » offrant un résultat étrange et puissant.
Rappelant parfaitement les conséquences du rejet de l’autre et de l’intolérance, « Jojo Rabbit » profite d’une réalisation audacieuse pour délivrer un message qui se révèle puissant. En plaçant au premier plan le regard que posent des enfants sur l’oppression destructrice de l’Allemagne nazie, Taika Waititi va à contre-courant des traditionnels films de guerre et délivre à ses spectateurs une satire allant bien au-delà de ce qu’elle est ! Délicieux mélange de drame et de fantaisie « Jojo Rabbit » se révèle être aussi drôle que dérangeant et aussi émouvant qu’absurde. Dans la lignée de Charlie Chaplin, Taika Waititi signe avec son « Jojo Rabbit »un chef d’œuvre à voir absolument !
Les Super-Héros Marvel débarquent à Paris La Défense Arena pour une mission inédite mêlant action et sensations fortes !
Rassemblant le plus grand nombre de personnages Marvel sur scène, « Marvel Universe Live ! » accueille cette année de nouveaux personnages comme : Les Gardiens de la Galaxie (Star-Lord, Gamora, Groot, Rocket et Drax) et Black Panther, qui rejoindront l’emblématique Spider-Man et les Avengers. Ils uniront leurs forces dans un show de haute volée. Leur mission : déjouer les mauvais tours de la nébuleuse menée par deux des plus célèbres méchants de l’univers Marvel : Loki et le Bouffon Vert.
Iron-Man, Thor, Captain America, Hulk, Doctor Strange, Black Widow et les autres sont prêts à livrer des batailles épiques, pour le plus grand bonheur des spectateurs qui en prendront plein les yeux !
Retrouvez le spectacle « Marvel Universe Live ! » à Paris La Défense Arena du 18 au 20 Octobre 2019.
- Vendredi 18 Octobre : 20h00 - Samedi 19 Octobre : 14h30 - Dimanche 20 Octobre : 10h30
Retour aux sources pour les Studios d’Animation Pixar qui reviennent en 2019 avec de nouvelles aventures pour leurs personnages fétiches : Woody, Buzz et toute la bande des célèbres jouets. Des personnages à qui les Studios à la lampe doivent beaucoup car c’est avec « Toy Story » en 1995 que commença cette longue histoire d’amour avec le public, en enchaînant les chefs-d’œuvre (avec quelques exceptions tout de même) et les sucés critique. En 2010, « Toy Story 3 » concluait parfaitement (non sans quelques larmes) la saga et, comme tout fan qui se respecte, c’est donc avec scepticisme que nous attendions ce 4ème volet… Eh bien, figurez-vous que nous n’avons pas été déçu !
Synopsis : Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée d’un nouveau jouet du nom de Fourchette dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…
Pas évident de succéder à « Toy Story 3 » et sa fin parfaite qui marquait la conclusion de l’ère Andy tout en offrant un magnifique et émouvant passage de relai qui est encore aujourd’hui toujours aussi efficace. Si un quatrième opus n’était à l’origine pas prévu, les équipes des Studios Pixar prétéxtant d’avoir trouvé de bonnes idées pour une nouvelle histoire, lancent la production. Ce « Toy Story 4 » réalisé par Josh Cooley répond à une question laissé longtemps sans réponse : Qu’est devenue la Bergére après « Toy Story 2 » ? C’est ainsi que cette nouvelle aventure répond à cette question à l’aide de belles trouvailles scénaristiques comme notamment la scène flashback en guise d’introduction qui permet aux spectateurs de découvrir ce qu’il s’est vraiment passé, mais c’est aussi l’occasion de remettre ce personnage sur le devant de la scène. Profitant de ce retour, le film offre une réflexion sur la place des jouets perdus et plus spécialement sur le changement de vie. Rendre un enfant heureux est-il leur seul but ? Quitte à rester dans un placard et ne plus jamais attirer l’attention, ne pourraient-ils pas vivre leurs propres aventures ? C’est à ces questions que va tenter de répondre Woody le jouet, qui a toujours été loyal et fidèle, se rendra vite compte au côté de la Bergère que changer de vie et être indépendant est certes un choix difficile à faire, mais que finalement cela permet d’apporter un vent de nouveauté, de penser enfin à soi tout en se sentant encore utile. Ces thématiques déjà abordées succinctement dans les précédents volets, parleront certainement beaucoup plus au public adulte qu’aux enfants qui apprécieront tout de même cette nouvelle aventure haute en couleurs !
Si la saga « Toy Story » est toujours autant appréciée par le public c’est sans doute grâce à toute sa ribambelle de personnages plus attachants les uns que les autres. « Toy Story 4 »n’en fait pas exception et propose de nouveaux personnages forts attachants ! Si Woody, Buzz l’Eclair et tous les personnages des précédents volets sont présents, un nouvel est prêt à leur voler la vedette. Simple jouet bricolé avec des matériaux de récupération par Bonnie à la Maternelle, Fourchette ne se sent pas à sa place en tant que tel et vit une crise existentielle. Malheureusement, à chaque fois qu’il tente de s’échapper, il se retrouve pris dans une aventure qu’il aurait préféré éviter. Le personnage de Fourchette soulève une nouvelle thématique, celle de la condition de jouet. Le but d’un jouet est d’être là pour l’enfant auquel il appartient. Mais qu’en est-il de ceux créés à partir d’autres objets ? Heureusement Woody est là pour tenir le rôle de protecteur et lui faire comprendre l’importance de sa nouvelle fonction aux yeux de Bonnie. Si on pouvait penser au départ que Fourchette allait être le personnage insupportable de l’histoire à l’image de Martin dans la saga « Cars », il n’en est rien et s’avère même extrêmement attachant. Après des années de séparation, la Bergère alias Bo Peep a été abîmée, délaissée, mais son esprit est resté intact. Elle est devenue quelqu’un de libre et d’aventureux, dont la force et l’ironie tranchent avec la fragilité et la délicatesse de la porcelaine dont elle est faite. Lorsqu’elle retrouve Woody par le plus grand des hasards, Bo se rend compte à quel point il lui avait manqué et elle a hâte de lui montrer ce qu’elle est devenue. L’aspect comique est assuré par les peluches Ducky et Bunny, des récompenses de fête foraine qui n’aspirent qu’à être gagnées. Ils se retrouvent malgré eux dans une aventure inattendue en compagnie de la célèbre bande de jouets. Un duo plutôt convaincant mais pas aussi inoubliable que certain personnages de la saga. L’autre atout humoristique du film bien qu’assez secondaire, est sans aucun doute notre coup de cœur : Duke Caboom et son accent canadien qui fera assurément hurler de rire le spectateur ! Enfin Gaby Gaby, une adorable poupée parlante des années 1950 dont la voix déraille est aussi accueillante que terrifiante. Elle pense qu’elle doit réparer sa voix et ainsi être en parfait état pour que quelqu’un veuille d’elle. Bien que touchante, Gaby Gaby mettra tous ses plans à exécution afin de changer sa condition… Félicitons également le casting français qui offre une version très convaincante !
Film après film, les Studios Pixar n’ont cessé de nous surprendre non pas uniquement par leurs histoires mais également par les avancées techniques. Si dans le cas de « Toy Story 4 » ces avancées restent minimes, notons tout de même le travail méticuleux et impressionnant des détails sur les tissus qui habillent les personnages mais aussi dans les décors comme ceux de la fête forraine. La scène d’introduction se révèle être d’une beauté à couper le souffle notamment grâce au réalisme de la pluie et à l’éclairage tout simplement magnifique ! Ce que l’on pourra reprocher à « Toy Story 4 » est peut-être son manque de clins–d’œil même si quelques références à Pixar subsistent comme notamment le fameux camion de Pizza Planet. Enfin comme ne pas parler de l’ambiance général du film, car si l’humour est bel et bien présent, l’émotion prend ici une part importante du récit. En effet, si elle n’atteint pas l’émotion ressentie dans « Toy Story 3 », ce quatrième volet permet aux Studios Pixar de proposer une conclusion finalement logique mais clairement déchirante tant elle est inattendue ! Cette fin permet également de mettre en lumière et d’une façon plus explicite les thèmes abordés dans cette opus. Si visuellement, « Toy Story 4 » est parfait, côté musique il l’est aussi grâce à la partition une nouvelle fois écrite et dirigée par Randy Newman qui réutilise avec bonheur les thèmes musicaux connus de tous même si on aurait apprécié quelques nouveautés ! Sont également au programme, deux nouvelles chansons très agréables mais malheureusement peu mémorables écrites là aussi par Randy Newman et chantées dans la version française par Charlélie Couture de retour pour la première fois depuis le premier opus en 1995.
Les Studios Pixar nous surprennent une nouvelle fois, grâce à leur créativité narrative et offre à cette saga qui a su se renouveler malgré ses 25 ans, une fin parfaite, audacieuse et surtout remplie d’émotion ! Visuellement magnifique tout en traitant de sujets intéressants, « Toy Story 4 » n’est clairement pas la suite de trop ! C’est donc avec tristesse que nous quittons ces jouets dont les aventures ont toujours su passionner ses spectateurs des plus petits aux plus grands. Vers l’infini et au-delà !
Cette année encore, groupes de musiciens Jazz, Personnages Disney, attractions et l’exceptionnel "Jazz Loves Disney" en concert émerveilleront petits et grands amateurs de musique lors la soirée la plus jazzy de Disneyland Paris : "Disney Loves Jazz" qui aura lieu le 15 juin prochain dans le Parc Walt Disney Studios !
"Disney Loves Jazz" est une véritable immersion pour toute la famille aux confins d’ambiances jazz de différents styles : jazz manouche, jazz de la Nouvelle-Orléans, en passant par celui de Saint-Germain, cette soirée offrira un voyage musical pour tout ceux qui aiment écouter, danser et swinguer au rythme de la musique jazz.
Genre préféré de Walt Disney qui écouta du jazz pour la première en France en 1919, cet univers musical fait partie intégrante de l’héritage Disney, à travers les musiques et chansons inoubliables de films comme "Le Livre de la Jungle", "Les Aristochats" ou encore "La Princesse et la Grenouille". Mélodies qui seront interprétées sur la scène de "Moteurs… Actions ! Stunt Show Spectacular" lors d’une représentation exceptionnelle de "Jazz Loves Disney en Concert" lors de laquelle les spectateurs pourront vibrer au rythme des prestations de Thomas Dutronc, Hugh Coltman ou encore China Moses. Thomas Dutronc se produira également sur la scène au pied du "Hollywood Tower Hotel".
Le public pourra bien évidemment partir à la rencontre des Personnages les plus jazz de l’histoire Disney. Les trois jeunes Aristochats, Marie, Toulouse et Berlioz seront exceptionnellement de sortie, ainsi qu’Edgar, leur redoutable majordome. Baloo et le Roi Louie du "Livre de la Jungle" seront prêts à vous faire swinguer. Les héros du film "La Princesse et la Grenouille",Tiana, Naveen et Louis le crocodile joueur de trompette, mais aussi le terrible Dr Faciliter vous feront danser sur les rythmes du Bayou. Sont également annoncés Mickey, Minnie, Buzz L’Éclair et Woody de "Toy Story", mais aussi Oswald et Hortensia, les tous premiers héros signés de la main de Walt Disney.
La soirée "Disney Loves Jazz", c'est aussi l'occasion de profiter de certaines attractions du Parc Walt Disney Studios dans des conditions exceptionnelles avec "Les Tapis Volants – Flying Carpets Over Agrabah", "Toy Soldiers Parachutes Drop"et "Ratatouille : L’Aventure Totalement Toquée de Rémy" pour toute la famille ; "Crush’s Coaster", "RC Racer"et "The Twilight Zone Tower of Terror" pour faire le plein de sensations fortes!
Si vous voulez assister à cette soirée qui s'annonce d'ores et déjà trés musicale, rendez-vous sur disneylandparis.fr pour réserver votre billet !
La magie ancestrale rencontre le monde moderne dans « Alex, le Destin d’un Roi », un film réalisé par Joe Cornish. Inspirée de l’un des mythes les plus célèbres de tous les temps, cette aventure épique aborde la Légende du roi Arthur et de ses chevaliers sous un angle inédit. L’histoire se déroule de nos jours et s’adresse à un public contemporain.
Synopsis : Alex est un écolier ordinaire de 12 ans dont la vie va être bouleversée par la découverte de l’épée mythique Excalibur. Il doit à présent former une équipe de chevaliers composée de ses amis, ses ennemis et le légendaire Merlin l’enchanteur, afin de contrer la maléfique Morgane, venue du Moyen-Age pour détruire le monde. Alex devra alors se transformer en un héros qu’il n’a jamais rêvé de devenir.
Avant tout destiné à un jeune public, « Alex, le Destin d’un Roi », s’avère être un bon divertissement familial même si les adultes ne seront pas convaincu par cette épopée chevaleresque du XXIème siècle. Le long-métrage pèche par son scénario trop peu inspiré et dénué de surprises qui s’efforce sans succès à rendre hommage à nombre de productions hollywoodiennes du même genre. Les enfants quant à eux, fans d’aventures magiques, ne seront pas dépayser et suivront avec plaisir la quête d’Alex. L’une des grandes réussites du film est sans doute le message qu’il veut faire passer. En effet « Alex, le Destin d’un Roi » se déroulant sur fond de crise politique britannique, un sujet finalement assez d’actualité, donne donc l’occasion de glisser des messages à son jeune public mais également (et à notre grande surprise) aux adultes. Il délivre donc un joli message sur l’acceptation de soi et sur l’importance de penser à ceux que l’on aime avant de penser à soi, mais aussi, pour les plus âgés, sur la confiance qui doit régner entre un peuple et son dirigeant en l’occurrence ici son roi, entre autres.
L’autre grande force du long-métrage réside dans ses personnages attachants interprétés par de jeunes acteurs talentueux. Alex, le personnage principal interprété par Louis Ashbourne Serkis, le fils du célébre acteur Andy Serkis (« La Planète des Singes », « Le Seigneur des Anneaux »…). Alex est un garçon timide, se faisant brutaliser par d’autres écoliers et qui réaliser que finalement le monde peut être injuste même lorsqu’on tente d’être noble et vertueux. Lorsqu’il trouve l’épée dans la pierre, Alex, qui a lu des livres sur la légende d’Excalibur, est persuadé d’être le roi, unique et indiscutable. Mais posséder l’épée ne s’avère pas réellement d’un grand secours. Pour sa première apparition à l’écran, Dean Chaumoo interprète le personnage de Bedders, le meilleur ami d’Alex. Il s’inspire de Sir Bedivere, l’un des chevaliers les plus loyaux du roi Arthur. Sincère et honnête, Bedders est entièrement dévoué à Alex. Alors qu’Alex est plein de doutes et assez cynique, Bedders est encore un enfant. Il croit toujours aux contes et légendes de son enfance et espère désespérément qu’ils sont réels. Lorsqu’ils le deviennent, il est à la fois ravi et terrifié. Tom Taylor est Lance, un personnage ambivalent où l'on retrouve chez lui un mélange de loyauté, de trahison, d’héroïsme et d’ignominie. Il est doté d’un sang-froid à toute épreuve, mais il ne sait pas quoi faire de son pouvoir et l’utilise donc à mauvais escient. En plus d’être prétentieux et arrogant, il passe son temps à intimider les autres ; du moins jusqu’au milieu du film où il réalise la stupidité de son comportement. Notre coup de cœur revient sans doute à l’acteur Angus Imrie qui interprète le rôle du jeune Merlin venant en aide à Alex dans sa quête. Drôle et très charismatique, ce Merlin est sans doute LA star du film ! Le vieux Merlin qui apparaît à l’écran bien que trop rapidement, est quant à lui joué par Sir Patrick Stewart (« X-Men », « Star Trek »). Enfin, la sorciére Morgane, l’un des personnages les plus emblématiques de la légende arthurienne est interprété par Rebecca Ferguson (« Mission : Impossible », « The Greatest Showman »…). Terriblement malfaisante et capable de se transformer en créature terrifiante, l’actrice parvient à rendre son personnage très crédible sans toutefois innover dans le genre.
Du côté des effets spéciaux, si certains sont tout simplement impressionnants comme en atteste l’Armée des Morts de la sorcière Morgane et plus particulièrement la scène de course poursuite dans les bois absolument épique, d’autres sont tout bonnement des plus repoussants. « Alex, le Destin d’un Roi »est également un film parsemé d’incohérences ce qui ne le rend donc pas très crédible comme la scène où le héros découvre Excalibur planté dans un bloc de béton en plein milieu d’un chantier. Par quel miracle est-elle arrivée là ? Le mystère reste entier et malheureusement ce ne sera pas le seul à être non élucidé… En ce qui concerne la musique composée par le collectif Electric Wave Bureau, là aussi le constat n’est pas brillant en n’offrant aucune véritable mélodie mémorable.
Bon divertissement familial qui ravira plus les enfants (et c’est le principal !) que les parents, « Alex, le Destin d’un Roi » est une œuvre bancale surfant entre incohérences et moments d’aventure épique. Drôle et parfois touchant, il offre cependant un très joli message sur l’acceptation de soi. On espérait voir un film à la hauteur des productions familiales des années 80-90, mais il faut malheureusement se rendre à l’évidence que cette époque est désormais révolu, cette époque de recherche de détails et de cohérence…
Dans « Avengers : Infinity War », nous avions quitté nos super-héros préférés dans une situation plus que délicate. En effet sous l’effet du claquement de doigt de Thanos, nombre d’entre eux ont tout simplement disparu. C’est alors que nous apprenions l’arrivée d’une toute nouvelle super-héroïne aux pouvoirs puissants : Captain Marvel. Premier film du Marvel Cinematic Universe mettant en premier plan un personnage féminin, « Captain Marvel » se révèle être une origin-story divertissante sans pour autant être la meilleure production de la Maison des Idées…
Synopsis :Carol Danvers va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers lorsque la Terre se révèle l’enjeu d’une guerre galactique opposant deux races extraterrestres.
Apparu en 1968 dans « Marvel Super Heroes #13 », Carol Danvers alias Captain Marvel fait ses premiers pas au cinéma sous la direction de Anna Boden et Ryan Fleck deux cinéastes qui ont rencontré un grand succès critique dans le cinéma indépendant. Après de nombreuses productions racontant des histoires sur les origines de ces héros, Marvel Studios a préféré s’éloigner de ce modèle devenu trop traditionnel en faisant découvrir au public sa nouvelle héroïne possédant déjà ses superpouvoirs. Dès, lors c’est un film au schéma complétement inédit que découvre le spectateur, qui à coup de flashbacks, visions et révélations de secrets, pourra rassembler toutes les pièces qui lui manquaient pour parfaire cette première partie du Marvel Cinematic Universe, qui nous tiens en haleine depuis plus de 10 ans. L’action se passant dans les années 90, soit une dizaine d’années avant « Iron Man », il est donc fortement conseillé de révisé ses classiques avant de faire connaissance avec Carol Danvers. Si « Captain Marvel » est efficace et sans temps-mort, mais si l’on compare avec les productions précédentes, la mise en scène est cependant assez faible et souffre d’un grand manque d’identité. En effet les réalisateurs ne laissent pas le temps à l’émotion de s’installer et proposent ici des scènes bien trop rapides pour être prenante. Visuellement parlant « Captain Marvel » ne propose pas de nouvelles choses et déçoit par son classicisme alors que l’on aurait pu s’attendre à mieux pour une histoire se passant dans les années 90… Nous retiendrons quand même les scènes du métro et de la bataille finale qui sont pour le coup très impressionnantes, reflétant à la perfection la puissance du personnage.
Malgré ces faiblesses, « Captain Marvel » bénéficie d’un éventail de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres en commençant par Carol Danvers. Ancien pilote d’essai et officier de l’Air Force, Carol Danvers devient l’héroïne la plus puissante de l’univers lorsque la Terre se trouve impliquée dans une guerre intergalactique opposant deux peuples extraterrestres, les Kree et les Skrulls. Au fil de ses aventures, la jeune femme libre et rebelle va découvrir qui elle est vraiment et apprendre à maîtriser ses formidables pouvoirs. C’est l’actrice oscarisée Brie Larson qui prête ses traits au plus puissant héros du Marvel Cinematic Universe. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce rôle lui va comme un gant. A la fois espiègle, complexe, confiante et surtout déterminée, Brie Larson incarne à la perfection le premier personnage principal féminin des Studios Marvel ! Dans ses aventures Carol Danvers, est accompagnée de Nick Fury, l’un des personnages phare du MCU, interprété une nouvelle fois à la perfection par un Samuel L. Jackson rajeuni de 20 ans grâce à une technologie bluffante. Débutant sa carrière au sein du S.H.I.E.L.D., c’est un Nick Fury différent que nous retrouvons ici, beaucoup plus détendu et qui pense que toute sa carrière d’espion au sein de la célèbre agence de renseignement a été consacrée à la guerre froide et aux problèmes terrestres auxquels il a été confronté. Mais se produit alors un événement qui mène au retour de Captain Marvel sur Terre et le propulse dans une nouvelle aventure qui le conduira à terme à devenir le Nick Fury que nous connaissons et que nous avons vu dans les autres films. Quant au reste du casting, on notera également l’apparition de Clark Gregg alias l’Agent Coulson, également de retour et rajeuni pour ses débuts au côté de Nick Fury. Jude Law est également de la partie sous les traits de Yon-Rogg, le commandant de la Starforce, une unité d’élite. C’est un soldat hautement considéré au sein de l’armée Kree, en guerre perpétuelle contre les Skrulls. Ce chef imposant est le mentor de Carol Danvers. C’est aussi un véritable héros aux yeux du peuple kree mené par Talos, maître Skrull dans l’art de la métamorphose est interprété par Ben Mendelsohn. S’il y a bien un personnage pour lequel les spectateurs craqueront à coup sûr, c’est bien pour Goose le chat, véritable élément comique du long-métrage !
Comme toute bonne production Marvel qui se respecte, « Captain Marvel » ne fait pas exception à l’utilisation des effets-spéciaux. Si la plupart d’entre eux sont réussis (les planétes, l’environnement spatial), d’autres sont quant à eux beaucoup plus discutables rendant certains plans à la limite du jeu-vidéo… En revanche l’ambiance du Los Angeles des années 90 a été fidèlement reproduit dans ces moindres détails. En ce qui concerne la musique, là aussi la partition de Pinar Toprak déçoit et ne s’avère pas aussi puissante qu’un « Captain America », « Ant-Man » ou encore « Doctor Strange ». On saluera néanmoins la tentative (malheureusement ratée) d’introduire des tubes phare des années 90 lors de scènes qui pour certaines, n’en avaient clairement pas besoin (cf. la scène finale…).
Ni bon, ni mauvais, « Captain Marvel » est un film de super-héros simple mais diablement efficace mêlant action et humour à la perfection, tout en étant également un bel hymne à la femme moderne. Malgré ses nombreuses lacunes, « Captain Marvel » arrivera sans nul doute à convaincre et captivé son public grâce à une super-héroïne attachante et de nombreux éléments permettant de terminer l’immense puzzle commencé il y a 10 ans. En bref, un opus explosif avant le très attendu « Avengers : EndGame » !
En 2012, Ralph et Vanellope nous faisaient découvrir l’univers des jeux d’arcade dans « Les Mondes de Ralph ». En 2019, ils sont de retour dans « Ralph 2.0 » mais cette fois, ils partent à la découverte de l’Internet, un lieu aussi fascinant que dangereux. Long-métrage brillant par ses idées les réalisateurs Rich Moore et Phil Johnston nous transporte avec humour et émotion dans un monde que l’on ne connaît finalement pas si que ça !
Synopsis :Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’univers foisonnant de l’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants de l’Internet, les Cybériens afin de trouver leur chemin…
« Ralph 2.0 » est la première suite des Walt Disney Animation Studios à avoir été réalisé par l’équipe du film original. Une étape importante donc pour le studio peu habitué à donner des suites à leurs long-métrages. Il faut dire qu’en 96 ans d’existence, les studios aux grandes oreilles n’ont réalisé que trois suites : « Bernard et Bianca au Pays des Kangourous » (1990), « Fantasia 2000 » (2000) et « Winnie l’Ourson » (2011), toutes de très bonne qualité. « Ralph 2.0 » ne déroge pas à la règle et offre à ses spectateurs un univers beaucoup plus riche et accessible que les jeux d’arcades, thématique abordé dans le premier volet. Et pour cause, le film traitant d’Internet, le public se sentira davantage concerné par le sujet et saura à coup sûr trouver les nombreuses références caché tout au long de cette aventure. C’est par cette thématique très actuelle que se trouve également la grande faiblesse du métrage. En effet en datant clairement leur film d’animation, les Walt Disney Animation Studios prennent le risque à ce que celui-ci devienne totalement désuet dans le futur, du fait d’une sans cesse évolution du web et tout ce qui le compose. Deviendra-t-il peut-être culte, témoin d’une certaine époque ? Seul l’avenir nous le dira… Quoi qu’il en soit, il est inutile de faire remarquer la beauté visuel de ce long-métrage tant le spectateur s’en rendra compte de lui-même. En effet dès l’instant où Ralph et Vanellope atterrissent dans cette mégalopole qu’est l’Internet, l’on ne sait plus où et quoi regarder tant le décor fourmille de détails. La représentation du web est ici bluffante et l’on voit clairement que l’équipe artistique s’est amusée à réinventer et à personnifier cet environnement que le public prendra plaisir de (re)découvrir, un peu à la façon d’un « Vice-Versa ». Les internautes les plus assidus reconnaîtront aussi de nombreuses références aux plus célèbres sites comme Amazon, Facebook, Snapchat, Twitter ou Pinterest, et riront face à la scène durant laquelle nos deux héros se retrouvent chez eBay. Tout est ici si riche, que l’on aimerait traverser l’écran et partir découvrir cette immense ville dans ces moindres détails comme le fut la ville de Zootopie dans le film du même nom. « Ralph 2.0 » a également l’intelligence de nous montrer l’autre facette d’Internet, le « Darknet » situé dans les bas-fonds de celui-ci, c’est le lieu de tous les virus et autre vices de la toile. Sans tomber dans une morale assommante, « Ralph 2.0 » à le mérite de nous mettre en garde sur l’utilisation de cet outil aussi bien positif que négatif et apprendre à se protéger contre tous ses dangers.
Si « Ralph 2.0 » présente des sites que l’on connaît bien, il propose également des sites imaginaires comme « Slaughter Race : La Course Infernale », « BuzzzTube » ou encore le bar de recherche « Jesaistout ». Le premier de ceux cité ici, est le plus remarquable et réaliste. En effet le jeu de courses en ligne présente un environnement urbain post-apocalyptique et dangereux. Cette ambiance rude et toxique, est d’autant plus accentuée grâce à une lumière jaune-orange granuleuse présente tout au long des séquences se déroulant dans cet endroit. Ajouté à cela, des courses poursuite à couper le souffle faisant penser à « Fast & Furious ». A l’opposé « BuzzTube » le site de vidéos tendances et lieu de gloire éphémère est quant à lui très moderne, théâtral et coloré en utilisant une palette assez flashy de bleu, magenta et doré. Mais si il y a bien un site que tout le monde attend de voir apparaitre à l’écran et plus particulièrement les fans Disney c’est évidemment celui de OhMyDisney.com visité par Vanellope, et qui réserve de nombreuses surprises. Dans ce site c’est tous les univers de The Walt Disney Company qui y sont représenté : Disney, Pixar, Marvel, Star Wars et The Muppets Studios. Ce fut donc un véritable plaisir pour les fans que nous sommes de voir tous ces univers réunis et interagir ensemble pour la première fois à l’écran, et autant vous dire que pour le coup le nombre d’apparitions de personnages emblématiques est important. C’est ainsi que les spectateurs auront plaisir à apercevoir Iron Man, Dumbo, Grincheux, Bouriquet, Hei-Hei, Peter Pan, Clochette, Nick Wilde, C3-PO, les Stormtroopers, Buzz l’Eclair, Baymax, Clarabelle, Humphrey l’Ours, etc. N’oublions pas, bien sûr la séquence réunissant toutes les Princesses Disney qui restera sans aucun doute culte et dont le public se souviendra longtemps. Une scène pleine d’humour et d’autodérision, même si on aurait aimé que Disney garde l’intégralité de la séquence que certains chanceux (dont Disney News) ont eu l’occasion de voir et qui s’est vu coupé de nombreux gags. De plus, il est dommage que Disney France n’est pas réussi à réunir toutes les voix originales contrairement aux Etats-Unis…
L’autre grande force de « Ralph 2.0 » est clairement son éventail assez large de personnages familiers et inédits, tous aussi attachants les uns que les autres. RALPH n’a pas changé : c’est toujours le même grand costaud aux poings redoutables et au cœur tendre que l’on a découvert dans le premier film. Il est cependant beaucoup plus heureux depuis qu’il s’est lié d’amitié avec Vanellope von Schweetz, qui avait autant de mal que lui à s’intégrer. Il lui est très attaché et est prêt à tout pour l’aider… même si ses efforts n’ont pas toujours les effets escomptés. VANELLOPE VON SCHWEETZ, avec son humour mordant et son sens de la répartie à toute épreuve, sait qu’elle peut compter sur son meilleur copain, Ralph. L’anomalie de programmation qui l’empêchait jadis de remporter des courses et a fait d’elle une exclue est toujours présente, mais elle a su faire de ce défaut un superpouvoir. Après avoir détrôné Sa Sucrerie et été sacrée princesse de Sugar Rush, Vanellope a rapidement abandonné sa tenue royale pour retrouver le style décontracté qui la caractérise et rejoindre les rangs des pilotes de Sugar Rush. Bien qu’elle se place désormais souvent en tête du classement, elle commence à se lasser de parcourir sans arrêt le même circuit et de concourir contre les éternels mêmes adversaires, tellement prévisibles. Ces deux personnages sont doublés en français avec talent et bonne humeur communicative par François-Xavier Demaison et Dorothée Pousséo.
Du coté des nouveaux personnages nous faisons connaissance avec : SHANK, une dure à cuire et une pilote talentueuse du jeu de course en ligne Slaughter Race. Shank prend très à cœur son rôle de chef d’une équipe de coureurs coriaces, et elle déteste perdre. Lorsque Vanellope se retrouve impliquée dans une course de rue avec Shank, tous ses talents de coureuse découverts dans Sugar Rush sont mobilisés. Shank est impressionnée et va s’ouvrir à Vanellope en lui expliquant la façon dont elle voit la course (la vie en général) et sur les possibilités infinies offertes par l’Internet. Superbement animé, le personnage de Shank est assurément l’un des meilleurs personnages féminins créés par les studios aux grandes oreilles. YESSS est le principal algorithme du site lanceur de tendances BuzzzTube. Si c’est tendance et avant-gardiste, vous pouvez être certain que Yesss en a entendu parler en premier et qu’elle l’a déjà partagé avec le reste du monde. Dotée d’un talent inégalé pour repérer les vidéos qui feront le buzz, Yesss se tient au courant de toutes les tendances sur Internet, ce qui ne l’empêche pas d’être très attachante et de venir en aide à Ralph et Vanellope lorsqu’ils en ont besoin. SPAMLEY est un spam très attachant que l’on ne peut ignorer, un citoyen du Net qui tente d’appâter les gens dans la vie réelle pour qu’ils visitent son site. Cet infatigable vendeur qui apparaît sans qu’on l’y invite aide Ralph et Vanellope alors qu’ils s’aventurent dans le nouveau monde d’Internet. En français, c’est Jonathan Cohen qui lui prête sa voix avec talent et humour. M. JESAISTOUT est le moteur de recherche que Ralph et Vanellope sollicitent à leur arrivée dans l’univers de l’Internet. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne manque pas de réponses lorsque nos héros l’interrogent afin de localiser ce fameux « eBay ». Sa fonction de saisie automatique est très précipitée ! Il veut simplement aider et ce le plus vite possible, mais cela peut passer pour de l’indiscrétion. DOUBLE DAN vit dans les tréfonds du dark web. Massif, mou et gluant, résolument effrayant, il est doté d’une seconde tête appelée Little Dan. Résolument dégoutant, et en tant que propriétaire de la pharmacie du dark web, Double Dan crée des virus destructeurs. Malgré le potentiel meurtrier de ses créations, ce voyou underground ne se pose que peu de questions.
Les cinéastes des studios d’animation Disney connaissent depuis longtemps la capacité de la musique à soutenir et magnifier l’art de raconter des histoires. « Ralph 2.0 » n’échappe pas à la règle et c’est donc Henry Jackman qui reprend ici son rôle de compositeur qu’il avait endossé à merveille dans le premier opus. Ici, il livre une partition bien moins mémorable que la précédente, si ce n’est qu’il est amusant d’entendre quelques clins d’œil musicaux notamment dans les scènes où apparaissent les Princesses Disney. C’est aussi avec une immense surprise que nous retrouvons le légendaire Alan Menken à la composition d’une chanson totalement inattendue « La course infernale » écrite par Phil Johnston et Tom MacDougall. Dans la lignée des chansons classiques de Disney comme « Un jour mon prince viendra », « Partir là-bas » et « L’Air du Vent », la chanson illustre le désir de Vanellope de faire partie du monde extérieur, de grandir en tant que pilote et en tant que personne. Une séquence décalée à l’humour irrésistible sous fond de comédie musicale à la Broadway. Notons également que le groupe Imagine Dragons a écrit et interprète la chanson du générique de fin, « Zero ».
« Ralph 2.0 » est assurément une belle histoire d’amitié dans un univers riche et foisonnant de détails. Surpassant « Les Mondes de Ralph » sur beaucoup de points, cette suite est un condensé d’humour en particulier grâce à la présence de nombreux caméos, et d’émotion tout en étant visuellement bluffant. Au-delà de ça, « Ralph 2.0 » propose une réflexion et critique notre rapport aux réseaux sociaux et à la chasse sans cesse aux « Likes » et à une certaine notoriété. La suite des aventures de Ralph et Vanellope est une belle réussite et nous prouve une fois de plus que les Walt Disney Animation Studios sont maître de l’inventivité et de l’imagination.
En 2000, le réalisateur M. Night Shyamalan nous partageait sa propre vision tout en psychologie et sobriété des super-héros dans le film « Incassable » distribué par Touchstone Pictures (filiale de Disney). Bruce Willis y incarnait alors David Dunn, seul survivant d’un accident de train et doté d’un pouvoir lui permettant de découvrir le passé et la dangerosité de certaines personnes grâce à des flashs dû aux touchers. Dans ce long-métrage, Dunn y rencontre Elijah Price un fan de comics frappé par la maladie des os de verre qui sera interné à la fin de l’intrigue. En 2017, sort sur les écrans « Split » une production horrifique du même réalisateur mais cette fois-ci distribué par Universal. On y découvre le personnage Kevin Wendell Crumb interprété par James McAvoy atteint de troubles dissociatifs de l'identité qui enlève trois jeunes filles afin de les livrer à « La Bête » qui n’est alors que sa 24ème personnalité. Au cours de la toute dernière scène du film, c’est la surprise, le spectateur découvre alors David Dunn apprenant à la télévision la fuite de « La Bête ». C’est donc tout naturellement que nous retrouvons ces trois personnages dans « Glass », le troisième volet, de cette trilogie commencée il y a 19 ans par M. Night Shyamalan qui collabore ici, de nouveau avec Disney via sa filiale de distribution Buena Vista International.
Synopsis : Peu de temps après les événements relatés dans « Split », David Dunn poursuit sa traque de « La Bête », surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 24 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…
« Glass » propose à ses spectateurs tout le meilleur des deux opus précédent, un film de super-héros en huis clos sans artifices, le rendant donc très éloigné des productions actuelles. C’est la rencontre entre ces deux univers qui donne à ce long-métrage cette ambiance si particulière, entre thriller psychologique, horreur et angoisse. La réalisation de M. Night Shyamalan est ici une fois de plus très soignée, notamment dans les plans rapproché qui permettent de voir nettement les émotions des personnages, qui dans ce type de film est très important. Les fans du réalisateur seront donc conquis, tandis que les fans de films d’action façon « Avengers » seront quant à eux très certainement déçus, réalisme oblige. La lenteur de certaines scènes pourront également en dérouter plus d’un, mais qui, contrairement à ce que l’on peut penser servent ici admirablement bien le film. Inutile également de préciser qu’il vous faudra impérativement visionner « Incassable » et « Split » sous peine d’être complétement perdu face à cette histoire aux multiples rebondissements. « Glass » se voulant réaliste, les effets spéciaux sont pour ce long-métrage remisé au placard au profit d’une lumière et d’une photographie soignée renforçant le côté angoissant du décor, à savoir l’hôpital de Raven Hill, lieu où sont internés les trois personnages principaux. On pourra également parler des costumes, là aussi réalisés sans surenchère de détails. Enfin la musique dirigée par West Dylan Thordson, déjà à l’origine de celle de « Split », termine de nous plonger dans cette ambiance décidément bien inquiétante.
Pour le dernier volet de sa trilogie, le réalisateur rappelle donc tous ses acteurs aperçus dans « Incassable » et « Split » pour le plus grand bonheur des fans. Un casting trois étoiles pour des personnages aussi charismatiques qu’effrayants. James McAvoy reprend son rôle de Kevin Wendell Crumb, l’homme au 24 personnalités différentes. L’acteur est ici tout simplement bluffant tant il passe d’un personnage à un autre en une seule et même scène. Tout simplement impressionnant ! Bruce Willis, quant à lui est de nouveau David Dunn, un être blessé mais qui continue d’être un héros malgré lui. Egalement de retour, Samuel L. Jackson interprète Elijah Price alias « M. Glass » plus méchant et intelligent que jamais. Pour tout fan de cinéma, il est tout simplement génial de voir ces trois grands acteurs réunis à l’écran, cependant un problème se pose ici au niveau de la mise en scène de leurs personnages. En effet le personnage interprété par James McAvoy prend une part beaucoup trop importante dans le film (qui laisse alors penser à un « Split 2 ») ne laissant aucune place aux autres comme à David Dunn par exemple, enfermé dans une cellule pendant presque toute la durée du film. De même, nous pourrions reprocher au personnage de Kevin ne pas coller à cet univers de comics pourtant bien défini dans « Incassable » et pour le coup, celui-ci semble bien seul au milieu de deux autres personnages plus sobres…
Passé ce détail, il intéressant de voir que même les seconds rôles sont de retour comme Anya Taylor-Joy qui reprend les traits de Casey, l'adolescente victime de « La Bête » ; Spencer Treat Clark revient pour interprété Joseph Dunn, le fils du héros, et enfin Charlayne Woodard quant à elle, est de nouveau la mère d’Elijah Price. Ce casting est complété par une nouvelle venue, le Docteur Ellie Staple interprétée par Sarah Paulson. Un personnage troublant aussi bien pour ses patients que pour les spectateurs.
Véritable film multi-genre « Glass » est une histoire passionnante traitant de la place des super-héros dans notre société. Entre psychologie, angoisse et questionnement en tout genre, M. Night Shyamalan nous promène à travers son univers aux influences très hitchockienne en concluant brillamment et modestement (avec cependant quelques soucis de mise en scène) sa trilogie entamée il y a 19 ans.
L’attente fut longue ! Après 54 ans d’absence revoilà enfin Mary Poppins et son célèbre parapluie dans les salles de cinéma. Le personnage créé par Pamela L. Travers revient en force dans « Le Retour de Mary Poppins » suite du chef-d’œuvre de 1964 récompensé par cinq Oscars, et depuis, entré au Panthéon des films cultes ainsi que dans l’imaginaire collectif. Un défi de taille attendait donc les Studios Disney pour ce long-métrage où la moindre erreur n’était absolument pas permise. Finalement, « Le Retour de Mary Poppins » s’avère être une œuvre moderne tout en gardant le charme des classiques Disney d’antan.
Synopsis : À Londres, au temps de la Grande Dépression. Michael Banks, aujourd’hui veuf et père de 3 enfants (Annabel, John et Georgie) occupe un emploi temporaire au sein de la banque qui employait jadis son père et son grand-père. Mais les temps sont durs et l’argent se fait rare. Jane, la sœur de Michael, leur vient en aide dès qu’elle le peut, mais confrontés aux dures réalités de la vie, Annabel, John et Georgie sont forcés d’assumer des responsabilités qui les font grandir beaucoup trop vite. Quand le directeur de la banque M. Wilkins entame une procédure de saisie de la maison des Banks, le vent tourne enfin et Mary Poppins, la gouvernante qui transforme par magie n’importe quelle tâche ordinaire en une épopée fantastique et inoubliable, réapparaît dans leur vie…
Dans « Le Retour de Mary Poppins », nous retrouvons la famille Banks 24 ans après les événements du premier opus pendant la Grande Dépression. Cette famille composée maintenant de Jane, Michael et ses trois enfants traversent une période difficile ponctuée par le deuil et les difficultés financières. Un changement radical de ton donc dans les thématiques abordé qui diffère du premier film. En effet, nous découvrons ici une toute autre vision assez intéressante de l’univers de la célèbre nounou, teinté de mélancolie et d’émotion. Mais que le spectateur se rassure, il ne ressortira pas de la projection déprimé, non, l’opus traite également de nombreux autres sujets comme l’espoir, la transmission de valeurs et la réalisation de l’impossible. Même si il demeure assez moderne dans son propos, « Le Retour de Mary Poppins » est une petite merveille réconfortante remplie de candeur et rendant un vibrant hommage à son aîné. Le réalisateur Rob Marshall a mis tout son cœur à respecter à la lettre cet univers que le spectateur connaît par cœur, et cela se voit à l’écran ! L’Allée des Cerisiers, les maisons de la famille Banks et de l’Amiral Boom, la Banque, etc., bref tout est là, comme si rien n’avait bougé pendant 54 ans. Autre détails faisant toute la différence, la présence de nombreux clins d’œil qui plaira à coup sûr aux fans, le plus évident étant l’apparition de l’actrice Karen Dotrice, la jeune Jane Banks dans le premier film. Comme son prédécesseur « Le Retour de Mary Poppins » s’inspire de l’un des ouvrages de Pamela Lydon Travers, en l’occurrence ici son deuxième roman « Mary Poppins Comes Back ». Le scénario magique et entraînant, reprend alors de nombreux éléments des écrits originaux comme notamment l’époque à laquelle se déroule l’action (les années 30), la Dame aux ballons ou encore la scène de la porcelaine. Cependant la construction de la trame narrative se révèle être un peu trop proche du premier film, un détail que l’on oubliera vite tant cette suite lui fait honneur. Disney tient là assurément un nouveau chef-d’œuvre à la saveur particulièrement vintage.
Le casting est sans aucun doute l’autre grande réussite du film. L’actrice Emily Blunt reprend le rôle de Mary Poppins tenu avec talent par l’inoubliable Julie Andrews en 1964. La magie opère puisque Emily Blunt y est ici très convaincante et impressionne dans les scènes de chant et de danse. De plus, elle apporte au personnage un petit côté d’espièglerie bienvenu, tout en restant stricte et douce à la fois. Lin-Manuel Miranda incarne lui aussi avec talent le rôle de Jack, le falotier qui illumine chaque soir les rues de Londres. D’un naturel toujours optimiste et croyant au fantastique, il suit Mary Poppins et les enfants à travers leurs aventures. Même si il ne s’avère pas aussi attachant que les autres personnages, il n’en demeure pas moins débordant d’énergie, apportant une belle bouffée d’oxygène à l’univers. Ben Wishaw incarne un Michael Banks devenu adulte mais pour qui la vie n’est pas facile. Croulant sous les dettes et essayant de faire face au décès de sa femme. L’acteur nous propose ici une prestation tout en émotion, qui fera verser quelques larmes. Sans doute le personnage le plus touchant et attachant. Sa sœur Jane est incarnée ici par l’actrice Emily Mortimer. Comme sa mère Jane se bat pour les droits sociaux et n’hésite pas à venir en aide à son frère lorsque le besoin s’en fait sentir. Les trois enfants Banks : John, Anabel et Georgie, joués respectivement par Nathanael Saleh, Pixie Davies et Joel Dawson forment une jolie bande assez convaincante même si John est pour le moins plus transparent.
« Le Retour de Mary Poppins » regorge également de nombreux seconds rôles, tous aussi intéressants les uns que les autres. Colin Firth interprète quant à lui William Weatherall Wilkins, le responsable malhonnête de la banque. Julie Walters est Ellen la gouvernante toujours fidèle au poste pour servir la famille Banks. La talentueuse Meryl Streep est Topsy la cousine haute en couleur de Mary Poppins. Enfin, deux grands acteurs font l’honneur de leur présence, et raviront les fans des Studios aux grandes oreilles. En effet Dick Van Dycke qui interprétait l’inoubliable Bert ainsi que Mr. Dawes Sr. dans le premier volet est ici Mr. Dawes Jr. le grand responsable de la banque. Angela Lansbury (Eglantine Price dans « L’Apprentie Sorcière ») interprète quant à elle la pétillante Dame aux Ballons. Emotion garantie !
Visuellement « Le Retour de Mary Poppins » est aussi un vrai régal pour les yeux. La photographie y est superbe en jouant sur les couleurs sombres du Londres de la Grande Dépression et joyeuses lorsque l’on entre dans l’univers magique de la nounou. Ici aussi il est important de remarqué l’extrême attention qui a été apporté aux différents décors, arrière-plans et générique de début pour ne pas trahir l'oeuvre de 1964. Evidemment que serait une suite à « Mary Poppins » sans le retour tant attendue d’une séquence mélangeant prises de vues réelle et animation 2D ? Nous retrouvons donc avec plaisir une technique que l’on n’avait pas vue depuis longtemps au cinéma réalisé par les Studios Duncan fondé par Ken Duncan, ancien animateur des Walt Disney Animation Studios. Un véritable retour aux sources est proposé aux spectateurs qui se régaleront de toutes ses couleurs, ses décors superbes imitant à la perfection la porcelaine, et bien sûr ses personnages animaliers à l’animation impeccables.
Comme son aîné, « Le Retour de Mary Poppins » est une comédie musicale digne des plus grandes productions de Broadway. Pour ce deuxième opus, le livret est signé Scott Wittman tandis que la musique est composée par Marc Shaiman qui ont la lourde tâche de succéder aux légendaires frères Sherman. Même si cela ne s’annonçait pas facile, les deux hommes réussissent l’exploit de proposer une bande son délicieusement entêtante et joyeuse comme on le voulait. Tout d’abord la musique amène un vent de nouveauté à l’univers tout en gardant par petites touches des morceaux de musiques rappelant le premier film. Pour les neuf chansons, même si le travail fourni est tout à fait de qualité, il faut reconnaître que le tout reste quelque peu faiblard si l'on compare au premier opus. On retiendra notamment l’émouvante « The Place Where Lost Things Go » (Où Vont les Choses), les entrainantes « The Royal Doulton Music Hall » (Royal Doulton Music Hall) et « A Cover Is Not the Book » (Méfiez-vous des Apparences), la joyeuse « Nowhere to Go But Up » (La Magie des Ballons) et « Can You Imagine That ? » (A-t-on Jamais Vu Ça ?) utilisée dans une séquence faisant étrangement penser à « L’Apprentie Sorcière ». Le tout évidemment accompagné de chorégraphies impressionnantes maitrisées de A à Z par l'intégralité du casting. Enfin saluons la grande qualité de l’adaptation française aussi bien dans les dialogues que dans les chansons ! Mention spéciale à Léovanie Raud, qui, de sa voix tendre et réconfortante fait une parfaite Mary Poppins française.
« Le Retour de Mary Poppins » est sans conteste un défi réussi pour les Studios Disney qui signent ici une suite débordant de magie. Entre rires et larmes, ce film est un condensé de ce que Disney sait faire de mieux, nous emporter dans un monde sans soucis où l’imagination n’a aucune limites. Véritable hommage au chef-d’œuvre de l’Oncle Walt, « Le Retour de Mary Poppins » de par son casting, sa bande-originale, son histoire, ses costumes et ses décors est un excellent remède contre la morosité, un petit morceau de sucre à déguster sans modération ! Absolument parfait en tout point !
Après le succès mondial « Avengers : Infinity War », les Studios Marvel marque une pause en offrant au public de nouvelles aventures à l’homme fourmi découvert dans son premier film solo il y a 3 ans. Accompagné ici d’une super-héroïne aussi déterminée que sexy « Ant-Man et la Guêpe » est un blockbuster dynamique, frais, profondément humain mais malheureusement assez convenu…
Synopsis :Après les événements survenus dans « Captain America : Civil War », Scott Lang a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de la Guêpe afin de faire toute la lumière sur des secrets enfouis de longue date…
Pour ce deuxième volet des aventures de Ant-Man, le réalisateur Peyton Reed nous sert une recette certes efficace et divertissante mais qui semble faire du sur place, en n’offrant rien de bien nouveau et surprenant si l’on compare au premier opus où le tout avait déjà était bien exploité. En revanche là où « Ant-Man et la Guêpe » est intéressant, c’est dans ses enjeux. En effet les héros ne cherchent pas ici à sauver le monde mais sont plutôt confronter à des problématiques plus humaines et personnelles, tout comme les motivations du méchant du film, le Fantôme. Un méchant ou plutôt une méchante très originale tant elle est mise en valeur par des scénes d’actions qui valent le détour et encore rarement vu chez Marvel, couplé à des effets spéciaux sympathiques assez réussis. Malgré son grand manque de créativité scénaristique, « Ant-Man e la Guêpe » est sans aucun doute un grand bol d’air frais dans ce Marvel Cinematic Universe devenant de plus en plus sombre. Scènes d’actions à couper le souffle aidé par des effets visuels impressionnants. Les rétrécissements et agrandissement d’objets et de personnages sont tout simplement bluffant, nous en mettant littéralement plein la vue. L’humour étant la marque de fabrique de la franchise, est bien évidemment également présente en grande quantité, de quoi avoir la banane pendant tout la durée du long-métrage (et même après…). « Ant-Man et la Guêpe » n’est certes pas un film Marvel inoubliable mais fait son job en tant que bonne comédie d’action.
Là où « Ant-Man et la Guêpe » fonctionne à 100% c’est clairement dans son casting qui repose sur un trio totalement fusionnel. De plus, la bonne idée de l’intrigue est d’avoir mis au premier plan une nouvelle super-héroïne en la personne de la Guêpe. L’actrice Evangeline Lilly prend ici toute l’ampleur qu’elle mérite en incarnant un réel et bel atout féminin dans cet univers principalement dominé par la gente masculine. De ce fait elle prend ici le premier rôle et porte le film entièrement sur ces épaules, le personnage de Scott Lang au second plan. Vous l’aurez compris le personnage de la Guêpe est LA réelle bonne surprise de ce film ! Paul Rudd quant à lui endosse une nouvelle fois le costume de Scott Lang alias Ant-Man assigné à résidence suite à ses exploits avec les Avengers dans « Captain America : Civil War ». L’acteur nous offre ici une prestation tout en décontraction, dynamisme et bonne humeur. Michael Douglas interprète le professeur Hank Pym qui pour notre plus grand bonheur est un plus présent et s’investit dans l’action. Dans les anciens personnages n’oublions pas non plus l’acteur Michael Peña interprète de Luis l’atout humoristique de l’opus et la jeune Abby Ryder Fortson alias Cassy la fille de Scott Lang qui apporte son petit vent de fraîcheur et d’innocence.
Avec « Ant-Man et la Guêpe », nous faisons également la connaissance de nouvelles têtes comme le Fantôme, un méchant anecdotique aux motivations certes haumaines mais discutables interprété par Hannah John-Kamen. Deux acteurs de grand talent viennent compléter le casting, à savoir Michelle Pfeiffer (Janet Van Dyme) malheureusement peu présente à l'écran et Laurence Fishburne (Bill Foster).
Véritable bouffée d’oxygène et pause bienvenue dans le MCU, « Ant-Man et la Guêpe » séduira à coup sûr celles et ceux ayant apprécié le premier opus. Ses personnages attachants et son humour font de cette suite, un long-métrage convenable mais dénué d’ambition et prévisible à souhait ! Seul bonne surprise le personnage de la Guêpe superbement mise en avant et le lien fait avec « Avengers : Infinity War »… « Ant-Man et la Guêpe » n’est clairement pas le meilleur film du catalogue Marvel, mais se révèle d’être un excellent divertissement, et c’est bien ça le principal !
« Solo : A Star Wars Story » est le deuxième spin-off consacré à l’univers imaginé par Georges Lucas. En effet suite au rachat de Lucasfilm par la Walt Disney Company en 2012, l’idée était de lancer en parallèle de la saga une série de long-métrage complétement indépendant. C’est ainsi qu’en 2016, sortit « Rogue One : A Star Wars Story », un film étonnamment qualitatif du début à la fin. Annoncé en 2015, le deuxième spin-off « Solo : A Star Wars Story » était donc très attendu, qui plus est traitant de la jeunesse d’un personnage mythique aux yeux des fans. Malheureusement sa production laborieuse et les mauvaises critiques infondées du Festival de Cannes n’auront pas aidé le film à se faire une bonne réputation. Finalement « Solo : A Star Wars Story » n’est pas la catastrophe annoncée, bien au contraire et ouvre même de nouvelles portes vers d’autres horizons avec notamment le transfert de l’Univers Etendu sur grand écran.
Synopsis : A travers une série d'évasions audacieuses dans les profondeurs d'un monde criminel sombre et dangereux, Han Solo rencontre son puissant futur co-pilote Chewbaca et croise la route du célèbre parieur Lando Calrissian…
« Solo : A Star Wars Story » est clairement le film qui se démarque le plus parmi tous ceux consacrés à cette galaxie lointaine, très lointaine. En effet contrairement à « Rogue One : A Star Wars Story » qui ne s’éloignait pas de l’univers que l’on connaît bien, celui-ci nous livre une toute autre dimension, celle d’un monde dangereux peuplé de criminels et de truands où leur seul enjeu est non pas de se rebeller contre l’Empire mais tout simplement de survivre. Les enjeux sont dès lors beaucoup moins importants que ceux auxquels nous avons été habitués. Ceci dit nous retrouvons par ailleurs avec plaisir des têtes connues qui permettent de connecter ce long-métrage à la saga principale. Le spectateur apprend donc les origines de Han Solo, Chewbacca et Lando Calrissian et assiste à leur amitié naissante qui les mènera vers les aventures que nous leur connaissons. En dehors de ces personnages notons cette absence de symboles que les fans apprécient tant dans les œuvres Star Wars comme l’Empire ou les Chevaliers Jedi et qui font de ce film, un opus bien plus indépendant que son prédécesseur. Ceci dit, ce manque repères n’entache en rien à la qualité de ce deuxième spin-off qui se veut surprenant et audacieux en proposant une nouvelle facette de l’univers Star Wars jusque-là encore inexploré. Il est d’ailleurs intéressant de voir que de nombreux clins d’œil sont dispersés ici et là faisant référence aux précédents opus et même au séries télévisé ou dévoilant des événements seulement évoqués comme par exemple le fameux Raid de Kessel. Une preuve de plus que ce film été réalisé afin tout le respect envers la franchise dont il découle.
« Solo : A Star Wars Story » est un film de braquage (cf. scène de l’attaque du train) avec une petite dose de western bienvenue notamment dans les couleurs utilisées mais aussi pour ses nombreux rebondissements et ses tirs aux pistolets. Les scènes d’action nombreuses sont également au rendez-vous réalisées à l’aide d’effets spéciaux comme on est en droit d’en attendre d’une production Lucasfilm, c’est-à-dire plus que convaincants. En bref, on ne s’ennuie pas ! Malheureusement on regrettera le choix de cette photographie sombre, très minérale et à des années lumières de celle colorée de la saga. Mais finalement lorsque l’on y pense, cette photographie sale, poussiéreuse est à l’image de l’histoire racontée.
Concernant le casting, un problème surgit rapidement. En effet, l’idée de raconter la jeunesse d’un personnage culte avec un acteur différent est assez déstabilisant surtout lorsque l’histoire racontée ici se situe 10 ans avant « Un Nouvel Espoir ». Cependant Alden Ehrenreich qui interpréte Han Solo s’en sort globalement assez bien même s’il n’a en rien le charisme d’Harison Ford. En revanche rien à redire quant à la complicité de Solo avec Chewbacca qui elle reste inchangé et toujours aussi attachante. La véritable bonne surprise de ce casting vient de Donald Glover interprétant magistralement le rôle du jeune Lando Calrissian. La star de « Game of Thrones »Emilia Clarke interprète Qi'Ra l'amie d'enfance de Han Solo. L’atout charme de l’opus peine à convaincre dans la première partie avant de prendre son envol et se révéler dans la seconde. Notons également le charismatique méchant de l’histoire Dryden Voss, le chef du cartel L'Aube Écarlate interprété par Paul Bettany.
La bande-originale de « Solo : A Star Wars Story » composée par John Powell s’avère être d’excellente qualité. Respectant l’univers musical créé par John Williams en le réinventant, celle-ci se trouve être celle qui s’éloigne le plus de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans les productions Lucasfilm. Entre moments épiques et autres plus calmes, la partition accompagnera efficacement le spectateur tout au long du film.
« Solo : A Star Wars Story » est malgré ses problèmes de production qu’il a dû subir un film convaincant, rendant parfaitement hommage à la mythologie Star Wars. Le réalisateur Ron Howard réussi le pari de faire de cet opus un divertissement 100% fun sans avoir l’ambition d’être le meilleur Star Wars. « Solo : A Star Wars Story » a tout de même le mérite d’écrire une nouvelle page de la saga en développant sur grand écran cet Univers Etendu tant apprécié des fans. Malheureusement personne ne pourra s’enlever de la tête le visage si charismatique d’Harrison Ford ici remplacé par un jeune acteur faisant ce qu’il peut pour se faire une place dans le cœur des spectateurs. N’étant en rien la catastrophe annoncée, « Solo : A Star Wars Story » est un bon moyen pour s’échapper à nouveau à bord du Faucon Millenium dans cette galaxie lointaine très lointaine.
Disneyland Paris proposera à partir du 10 juin prochain une toute nouvelle saison au sein du Parc Walt Disney Studios. En effet, quelques semaines après la sortie en salles du très attendu "Avengers : Infinity War", les Super Héros Marvel vont créer l’événement en se rassemblant pour la toute première fois à Disneyland Paris ! Iron Man, Captain America, Thor, Black Widow, Star-Lord, Gamora et Spider-Man,vous attendront de pied ferme avec des spectacles et interactions qui s’annoncent épiques. Alors, êtes-vous prêts à les rejoindre et devenir un nouveau membre des Avengers et faire partie intégrante de l’aventure ?
Marvel : L'Alliance des Super Héros
C’est un immense spectacle qui se prépare au Studio Theater, au cœur du Parc Walt Disney Studios. Au programme de cette superproduction : du « live action » avec Thor, Iron Man, Black Widow, Doctor Strange, Black Panther et Spider-Man, tous présents sur scène, pour ne citer qu’eux. Mais aussi des effets spéciaux à la pointe de la technologie qui feront apparaître l’incroyable Hulk ou encore le redoutable Thanos, sous vos yeux. Du jamais vu à Disneyland Paris. Attendez-vous également à des projections spectaculaires et d’autres grandes surprises… Une chose est sûre : vous assisterez à une aventure épique encore jamais vue.
L’histoire : « Thanos a trouvé un moyen de manipuler les Avengers et leurs associés, afin de les détruire. Les héros arriveront-ils à s’en sortir ? Vous le découvrirez dans ce spectacle, à l’histoire pleine de péripéties qui va vous tenir en haleine ».
Marvel : L'Alliance des Super Hérosmettra en scène les figures emblématiques de l’univers Marvel autour de trois thèmes : les origines, la dualité et l’alliance. Ce spectacle de 20 minutes sera présenté plusieurs fois par jour au Parc Walt Disney Studios.
Stark Expo présente : une énergie pour demain !
Tony Stark vous donne rendez-vous à Production Courtyard, en plein air, pour vous présenter sa dernière version de son invention révolutionnaire, un « Arc Reactor » qui crée de l’énergie verte. Mais attention... C’est exactement le type d’évènement qu’un certain Loki aime interrompre. Le redoutable demi-frère de Thor va en profiter pour tenter de renverser le pouvoir. Espérons alors que Black Widow, Spider-Man et le dieu du tonnerre en personne soient dans les parages pour contrer ses plans…
Rendez-vous plusieurs fois par jour au pied du Hollywood Tower Hotel pour assister à ce spectacle inédit où le second degré et l’action régneront.
Danse avec les Gardiens de la Galaxie
Comme le nom de ce spectacle l’indique, vous allez littéralement pouvoir danser avec les Gardiens de la Galaxie ! La musique fait partie intégrante du personnage de Peter Quill, plus connu sous le nom de Star-Lord. Ses aventures sont rythmées aux sonorités 70s & 80s des playlists qu’il affectionne tant. Alors, pour son arrivée, c’est évidemment en musique qu’il crée l’évènement. Et ce, aux côtés de son acolyte, Gamora, la femme la plus dangereuse de l'univers. Attention, ils vont rapidement se retrouver en péril et vous confier une mission. C’est là que vous intervenez. Alors venez prêter main forte aux Gardiens de la Galaxie ! Ils auront besoin de vous pour se sauver et promettent de… vous faire danser !
Danse avec les Gardiens de la Galaxie, vous donnera rendez-vous plusieurs fois par jours à Production Courtyard et s’annonce complètement déjanté.
Rencontre Héroïque : Captain America
L’été des Super Héros Marvel va vous permettre de venir saluer d’une poignée de main héroïque le tout premier Avenger : Captain America. Steve Rogers en personne vous donnera rendez-vous au Parc Walt Disney Studios pour partager un moment épique à immortaliser en photos. L’occasion parfaite de montrer à votre entourage et sur les réseaux sociaux que l’on peut côtoyer le leader des Avengers !
Un merchandising exclusif à Disneyland Paris ! Ce nouvel événementsera aussi l’occasion de découvrir une gamme de produits Marvel exclusifs à Disneyland Paris ! Une gamme merchandising souvenir et lifestyle inédite, dans laquelle seront proposés notamment des serre-têtes aux couleurs des héros Marvel, a en effet été développée spécialement pour l’occasion !
Nous avons hâte de découvrirL’été des Super Héros Marvel, qui se terminera le 30 septembre 2018 et clôturera de manière spectaculaire les célébrations du 25e Anniversaire de Disneyland Paris. Cet évènement jamais vu en Europe, c'est cet été uniquement dans le Parc Walt Disney Studios !
Résumé :San Diego, Californie. En ce samedi 23 juillet 2006, le thermomètre affiche une trentaine de degrés Celsius. Pour la première fois depuis sa création en 1996, Marvel Studios, la division cinéma de Marvel Entertainment, viendra y présenter ses propres projets, qu’il est en train de développer grâce à un joli prêt de 525 millions de dollars que viennent de leur accorder les banques. Pour tenter de comprendre comment cette entreprise un peu folle a pu se concrétiser et devenir en quelques années une machine à imprimer des dollars, nous vous proposons de parcourir ensemble l’histoire assez extraordinaire des studios Marvel, depuis la création de Marvel Films à la sortie d’ « Iron Man », du succès colossal d’ « Avengers » jusqu’au retour très attendu de Spider-Man. L’occasion de dévoiler les coulisses de près d’une décennie d’hégémonie du superhéros au cinéma et la création du fameux univers partagé du Marvel Cinematic Universe, dont l’impact a affecté l’ensemble de l’industrie hollywoodienne.
Avis : Envie de connaître tous les détails des productions Marvel ? Third Editions a pensé à vous en éditant l’ouvrage « Dans les coulisses du Marvel Cinematic Universe ». Ce livre documentaire revient sur l’intégralité de l’univers cinématographique et télévisuel de la Maison des Idées. De « Iron Man » en passant par « Les Agents du S.H.I.E.L.D. » pour arriver à « Spider-Man : Homecoming », tout est ici détaillé par Jean-Christophe Detrain spécialiste du MCU. Ce livre est un très bon moyen pour visionner par ordre chronologique, toutes ces super productions et d’en découvrir en même temps les secrets grâce à des tonnes d’information et d’anecdotes parfois surprenantes et qui prouve qu’adapter des comics n’est pas chose facile. De plus à la fin de chaque long-métrage traité, nous avons le droit à plusieurs portraits de personnalités ayant collaboré de près ou de loin à cette formidable aventure. On aurait juste voulu quelques illustrations colorées afin d’égayer cet ouvrage un peu terne (un comble pour un sujet traitant de super-héros issus de comics). « Dans les coulisses du Marvel Cinematic Universe » bien qu’un peu court est une excellente entrée en matière pour celles et ceux voulant découvrir l’univers de ces super-héros haut en couleurs. Même si l’ouvrage n’apprendra rien aux fans de la première heure, il s’avère toujours aussi intéressant d’avoir cette multitude d’informations à porter de main. Une incursion dans le monde musclé et coloré des Studios Marvel revenant sur ses origines plutôt réussi que nous conseillons à tous !
2012 marquait le retour au cinéma de la saga la plus célèbre de la galaxie avec son septiéme épisode « Star Wars : Le Réveil de la Force ». Deux ans plus tard, la suite tant attendue des fans est enfin présentée dans les cinémas du monde entier. « Star Wars : Les Derniers Jedi » tiens toute ses promesses de film à grand spectacle et permet ainsi à l’univers créé par Georges Lucas de prendre un nouvel envol assez surprenant !
Synopsis :Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…
Rian Johnson signe ici un opus à contre-courant des précédents de la saga. En effet, là où chaque films est espacé de quelques années dans sa construction narrative, nous démarrons de suite là où le précédent volet s’est terminé, c’est-à-dire sur la planète-océan Ahch-To, là où Rey vient de retrouver Luke Skywalker. Autre changement radical, le découpage des actes qui est purement et simplement supprimé. Nous assistons alors tout au long du film à un jonglage d’un personnage à l’autre qui ont chacun un but précis. Cette façon de suivre l’histoire en parallèle n’enlève rien au charme typique de la saga mais arrive tout de même à lui donner un bon coup de fraîcheur. Ceci dit, les fans retrouveront avec bonheur les thèmes si chères à l’univers Star Wars, comme les batailles spatiales, les combats au sabre laser, le côté obscur, les rebelles… Là où l’épisode VII était dépourvu d’audace reprenant très largement les mêmes lignes de « Un Nouvel Espoir », « Les Derniers Jedi » se révèle bien plus original malgré un scénario assez simple. Avec ce 8ème opus, on voit clairement que l’histoire a pris un virage à 180° et qu’il est enfin venu le temps d’avancer en offrant à ses spectateurs une intrigue bourré de suspens, d’humour, d’action et de retournements de situation en tout genre, qui sauront à coup sûr en déstabiliser plus d’un.
L’évolution des personnages est aussi l’un des gros points forts de ce nouvel épisode. On retrouve avec plaisir tous les protagonistes qui nous avaient été introduit dans « Le Réveil de la Force » au meilleur de leur forme. Daisy Ridley retrouve le costume de Rey, toujours à la recherche de son identité, elle trouve conseil auprès de Luke Skywalker qui l’aidera à trouver sa voie. Finn n’est finalement que peu présent à l’écran si l’on compare à l’épisode précédent mais chacune de ses apparitions sont convaincantes et il joue tout de même un rôle très important dans la survie de la Rébellion. Poe Dameron est sans doute l’une des révélations de ce film. Doté d’un charisme et d’une classe incroyable, Oscar Isaac apporte toute sa nonchalance à ce personnage tête brûlée qui trouve enfin la place qu’il mérite. Kylo Ren fait aussi partie de ces personnages qui se révèlent d’un opus à l’autre en arrivant à surprendre encore le spectateur. Il découvre alors toute la complexité du personnage tiraillé entre le Bien et le Mal. Adam Driver dés lors une très bonne interprétation pleine de relief et de charisme, prouvant que Dark Vador n’est en fait pas si méchant que ça. Evidemment les personnages historiques font aussi leur grand retour. Luke Skywalker qui après avoir semé la frustration chez de nombreux spectateurs dans « Le Réveil de la Force » peut enfin se dévoiler. Ayant perdu toute confiance en lui et envers les autres, toute la galaxie compte sur le héros qu’il a été pour instaurer la Paix. Mark Hamill offre une prestation d’une incroyable justesse et un charisme absolument époustouflant. Si il y en a une qui nous insuffle de l’émotion à chacune de ses apparitions, c’est bien la Générale Leia Organa qui tiens dans ses mains l’espoir de toute une galaxie. Carrie Fisher qui signe ici son dernier rôle au cinéma, assure une vraie présence à l’écran grâce à des plans qui font honneur à cette actrice qui restera LA Princesse de tout un pan de l’Histoire du Cinéma. Tout au long de l’aventure nous retrouvons également d’autres personnages n’ayant ici que des rôles secondaires : R2-D2, C-3PO, Chewbacca, Capitaine Phasma, Maze, le Suprême Leader Snoke, le Général Hux, BB-8… « Star Wars : Les Derniers Jedi » n’est pas non plus avare en nouveaux personnages parmi lesquels : la courageuse résistante Rose, interprétée par Kelly Marie Tran ou encore la Vice Amirale Amilyn Holdo interprétée avec autorité par Laura Dern. Notons également la participation de Benicio del Toro dans le rôle d'un décrypteur de codes assez transparent et inutile malgré le bon jeu de l’acteur.
Si du côté scénario ce nouvel épisode de Star Wars reste classique, il n’en est rien du côté visuel où le réalisateur et les équipes d’ILM font ici des merveilles. Et le constat est là, lorsque l’on visionne cette nouvelle aventure, on a parfois l’impression visuellement parlant de regarder un épisode de la première trilogie. En effet, les décors naturels, les nombreuses marionnettes, les lumières donne ce côté retro bienvenu, et ainsi apporte une identité propre à cet épisode. Les effets modernes sont quant eux évidemment présents mais parfaitement bien intégrés à l’ensemble qu’il est difficile d’en faire la différence. D’ailleurs les fans apprécieront le fait de retrouver l’un des personnages phare de la saga tel qu’il apparait dans la première trilogie. Le passage sur la planète recouverte de sel Crait est tout simplement bluffant et vraiment magnifique, notamment lorsque les vaisseaux effleurent la surface libérant des milliers de minerais rouges. Quant aux plus jeunes, ils tomberont à coup sûr, sur le charme des Porgs, créatures ailés ayant élu résidence sur la planète Ahch-To. Concernant la musique, John Williams se repose ici sur des thèmes déjà entendus sur les précédents opus mais qui reste tout simplement sublime.
« Star Wars : Les Derniers Jedi », est sans doute le volet le plus surprenant de la saga et permet enfin à la nouvelle trilogie de prendre son envol. Les nombreuses révélations renverseront les spectateurs tandis que certains événements en décevront quelques-uns. Rian Johnson se permet donc avec assurance de chambouler tous les codes de la saga, ce qui rend cet épisode résolument moderne, marquant à coup sûr la nouvelle génération. Une chose est sure, lorsque les lumières de la salle de cinéma se rallumeront, les spectateurs n’attendront qu’une seule chose : la suite et la fin de la saga qui s’annonce énorme ! Un voyage spatial tout simplement spectaculaire !
Direction le Mexique et ses traditions colorées du Dia de los Muertos pour ce 19ème long-métrage d’animation des Studios Pixar. Sous la houlette de Lee Unkrich, réalisateur de « Toy Story 3 », « Coco » est une aventure humaine et familiale où l’émotion saura cueillir à coup sûr les spectateurs, qui s’identifieront aux personnages et qui les renverront vers leur propre passé, vers ces épreuves de la vie que chacun d’entre nous a déjà traversé.
Synopsis : Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon, dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Monde des Ancêtres, où il se lie d’amitié avec le sympathique arnaqueur Hector. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…
Les Studios Pixar nous emmènent cette fois à la découverte de deux mondes pourtant bien différents mais qui finalement se ressemble : le Monde des Vivants et Monde des Ancêtres avec pour trame de fond « El Dia de los Muertos », une fête célébrant les défunts au Mexique. Dès lors, c’est donc tout un pan de la culture mexicaine assez méconnue de nous autres européens, que nous découvrons à travers ce film. C’est donc dans un voyage rempli de couleurs, de musique, de magie et d’émerveillement que le spectateur embarque pour le plus grand plaisir de ses yeux et de ses oreilles. Les magiciens du studio à la lampe font encore ici des merveilles, notamment dans le respect des coutumes avec par exemple la maison de Miguel qui est décorée pour le « Día de los Muertos », et dans laquelle on peut y voir une ofrenda (un autel) très élaborée où figurent des photos encadrées, des fleurs, de la nourriture et des chaussures, objets emblème de la famille. Les scènes se jouant dans le cimetière de Santa Cecilia (ville où se déroule l’action), décoré de milliers de soucis orangés et de célosies au plumeau coloré, de décorations faites à la main et de centaines de bougies, prouve également que les recherches des équipes créatives ont été poussée à leur maximum. Bien sûr, bon nombre d’autres éléments relatif à la culture mexicaine ponctuent cette aventure comme la race de chien ayant servi de modèle au personnage de Dante, le Xoloitzcuintle (ou chien nu du Mexique), ou encore la musique au son des guitares, trompettes, violon et autre guitarron. Dans le film, le spectateur croise la route d’étranges créatures, les « Alebrijes », des statues en bois représentant des animaux sauvages et domestiques, et des créatures fantastiques, généralement constitués d’éléments hybrides et imaginaires.
« Coco » ne brille certainement pas pour son scénario. En effet celui-ci s’avère simple et sans surprises malgré quelques rebondissements bien amenés. En revanche l’histoire est tellement bien maitrisée que l’on se laisse facilement prendre au jeu de ce voyage initiatique entrepris par le jeune Miguel et à travers lequel le spectateur se reconnaitra, ce même jeune garçon qui leur fera raviver la flamme de nombreux souvenirs.
Si il y a bien plusieurs niveaux de lecture, les plus grands auront naturellement plus de facilités à comprendre le message que les enfants, qui eux aimeront à coup sûr les personnages et l’univers coloré qui les entourent. « Coco » est clairement le digne successeur de « Là-Haut », tous deux présentant des similitudes tant niveau émotionnel que dans la construction du scénario. Ici, en effet tout commence sobrement en présentant et mettant en place les personnages, puis arrive les péripéties dans le Royaume des Ancêtres où toute l’action se joue, pour enfin finir dans une explosion d’émotion…et de larmes. C’est donc clairement là la vraie puissance et le point fort du film, sa capacité à émouvoir aux larmes son public grâce à une histoire certes simple mais qui porte en elle un message et des valeurs touchant n’importe quel individu ayant un amour profond pour les membres de sa famille qu’ils soient aussi bien vivants que disparus.
Lee Unkrich et son équipe ont apporté un soin particulier aux personnages, tous très attachants et assez nombreux. Miguel, personnage principal du film est sans aucun doute le plus attachant de tous. Chacune des actions du jeune garçon réveilleront au plus profond des spectateurs, des événements vécus. Une identification tellement forte et assurément bouleversante. En français, il est doublé admirablement bien par Andrea Santamaria qui lui apporte toute sa fraîcheur aussi bien dans les scènes parlées que chantées. Tout au long de son aventure, Miguel est accompagné par Dante, l’atout humoristique de ce long-métrage. Il a le plus grand mal à garder sa langue dans sa gueule tant il lui manque des dents… mais il est d’une fidélité absolue envers le jeune garçon. Pour ce qui est du reste des protagonistes du monde des vivants comme les parents de Miguel, sa grand-mère, son arrière-grand-mère ou même ses oncles, ils sont pour en finir très peu présent mais ont tout de même un rôle important dans le voyage que le jeune garçon entreprendra. Dans le Monde des Ancêtres, Miguel fait la connaissance de Hector, un squelette sympathique et honnête quoique un peu roublard sur les bords. Dans le film, Hector sollicite l’aide de Miguel pour se rendre dans le monde des vivants, que lui-même veut regagner. En effet, Hector souhaite désespérément traverser le pont de soucis à l’occasion du « Dia de los Muertos ». Mais la règle est simple : si personne dans le monde des vivants ne se souvient activement de vous ou n’a placé votre photo sur un autel, alors vous ne pouvez pas effectuer la traversée, car il n’y aura personne pour vous recevoir de l’autre côté. Malheureusement pour lui, Hector n’a pas laissé un grand souvenir à qui que ce soit, et son état s’en ressent lourdement. Personnage tout en simplicité et générosité, il forme avec le jeune héros un duo sacrément efficace et bougrement attachant. En français, il est doublé par un Arry Abitan au sommet de sa forme, apportant au personnage sa bonne humeur qu’on lui connaît et une touche d’émotion quand il le faut. Ernesto de la Cruz est le musicien le plus célèbre de l’histoire du Mexique. Idolâtré dans le monde entier jusqu’à sa mort tragique, le charismatique chanteur jouit d’une célébrité encore plus impressionnante dans le Monde des Ancêtres. La famille de Miguel se trouvant du Monde des Ancêtres est quant à elle un peu plus présente de part un plus grand charisme que les autres membres du Monde des Vivants. Mamá Imelda, la trisaïeule de Miguel, est la matriarche du clan Rivera et la fondatrice de la florissante cordonnerie familiale. Miguel la rencontre dans le Monde des Ancêtres et découvre qu’elle ne partage en rien sa passion. Elle est accompagnée par Tía Rosita, Papá Julio, les jumeaux Tío Oscar et Tío Felipe.
L’autre atout charme de ce film d’animation est clairement son rendu visuel absolument jouissif. Pixar met assurément la barre très haute mettant la concurrence KO. Ici tout est d’une beauté comme il a rarement était permis de voir dans un film d’animation, et le Monde des Ancêtres y est en grande partie pour quelque chose. C’est bien simple, l’on a juste qu’une envie, traverser l’écran (sans jamais revenir ?) et partir à la découverte de ce monde coloré et riche en détails. Un travail soigné dont il est impossible d’en déceler les secrets en un visionnage. Enfin, la cerise sur le gâteau est bien sûr la magnifique musique de Michael Giacchino, un élément hautement important dans un long-métrage rendant hommage à une culture le mettant si bien en avant. Faisant la part belle bien évidemment aux sonorités mexicaines traditionnelles, le compositeur livre une partition intelligente, accompagnant l’intrigue à merveille. De plus, les studios à la lampe nous offre pour cet opus, de nombreuses chansons toutes plus charmantes les unes que les autres. Ceci dit, il y en a une qui tire son épingle du jeu « Remember Me »écrite par Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez, eux-mêmes qui ont œuvré pour « La Reine des Neiges ». Ce titre traduit en français par « Ne m’oublie pas »servant de fil rouge au film, lui donne ainsi toute sa puissance que l’on retrouve dans le thème porté par celui-ci. En l’écoutant, le spectateur se surprendra très certainement entrain de lâcher quelques larmes. Sans doute la chanson la plus émouvante du catalogue Pixar et Disney confondu.
Les Studios Pixar nous ont encore une fois éblouis avec « Coco », un chef-d’œuvre comme il s’en fait rarement dans le monde du cinéma. Jouant plus sur l’émotion que sur l’humour rappelant un certain « Là-Haut », « Coco » saura cueillir chaque spectateur (plus adulte qu’enfant) grâce à ses thèmes forts traitant de la Famille mais également de la Mort et de la Vieillesse. Ces éléments de la vie qui sont ici retranscrit sans fioritures, avec simplicité et qui nous rappelle de chérir les personnes que l’on aime, qu’ils soient vivants ou disparus, en entretenant les souvenirs. Son univers visuel de par la culture auquel il lui rend hommage et ses personnages, font de « Coco », une expérience à vivre en famille ! Un film sublime que l’on est pas prêt d’oublier !
Quatre ans après ses dernières aventures solo sur Asgard et deux ans après avoir quitté la Terre dans « Avengers : L’Ere d’Ultron », revoici notre dieu à la tignasse blonde dans un nouvel opus coloré et surprenant. En effet Thor revient enfin pour sa troisième aventure solo intitulé ici « Thor : Ragnarok ». Cette aventure non dénué de surprises est un pari risqué pour Marvel Studios qui prend, sur ce film un virage à 180 degrés et assume complétement cette nouvelle direction artistique pour son héros au marteau.
Synopsis : Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…
On avait quitté Thor et Hulk à la fin de « Avengers : L’Ere d’Ultron » sans pour autant s’en inquiéter dans les événements qui suivirent notamment dans « Captain America : Civil War » où les deux super-héros n’étaient étonnamment pas présent. Marvel Studios répond donc ici à cette question restée en suspens à savoir : Mais où sont passés le fils d’Odin et le géant vert ? « Thor : Ragnarok » est alors une belle occasion pour la Maison des Idées de mettre en vedette ces deux personnages dans une aventure aux confins de l’univers. Car oui, cet opus se passant intégralement dans une autre galaxie, entre Asgard et Sakaar, il se voit donc être par la même occasion en totale rupture avec les deux précédentes aventures du Dieu du Tonnerre. Pour cela, le réalisateur Taika Waititi a décidé pour cet opus de s’éloigner un maximum de la direction artistique de ses prédécesseurs en offrant au public un univers complétement inédit lorgnant du côté des très populaires Gardiens de la Galaxie. Mais que les fans du beau blond se rassurent, cette ambiance totalement assumée se marie à merveille avec la mythologie Asgardienne qui nous semblait jusque-là bien sombre. « Thor Ragnarok » est ainsi un mélange efficace d’action et d’humour dans un environnement riche en détails et en couleurs. Dans ces éléments précédemment cités, si il y en bien un qui est présent de bout en bout, c’est bien l’humour qui domine et creuse un peu plus le fossé entre « Thor »,« Thor : Le Monde des Ténèbres »et ce nouveau long-métrage. Un humour décalé mais ne tombant jamais dans l’excès.
Au milieu de tous ces éléments, « Thor : Ragnarok »nous offre une panoplie de personnages à la hauteur de celui-ci, c’est-à-dire haute en couleur. Chris Hemsworth campe pour la 5ème fois le costume du super-héros Thor avec toujours autant de plaisir et cela se voit à l’écran. Jouant à fond l’humour, dans cet épisode Thor montre également toutes les facettes de son caractère en s’avérant même parfois touchant. La vraie bonne surprise de cet opus est sans aucun doute, la participation de Mark Ruffalo dans le rôle du Docteur Banner/Hulk que l’on découvre enfin un peu plus que lorsqu’il est dans la bande des Avengers. Il forme ici un duo 100% efficace avec le dieu asgardien sans toutefois lui voler la vedette. Loki est de retour sous les traits de Tom Hiddleston. L’acteur toujours aussi parfait, n’ayant plus rien à prouver, il offre à ses spectateurs un jeu tout en relief, explorant tour à tour toutes les facettes du caractère du personnage. Enfin du côté des retours, Idris Elba reprend le rôle du Gardien du Bifrost et de la Porte des Mondes, Heimdall, que l’on découvre également sous un nouveau jour. Qui dit nouvel épisode du Marvel Cinematic Universe, dit bien évidemment nouveaux personnages tous aussi charismatiques les uns que les autres. Cate Blanchett interprète la redoutable Déesse de la Mort Hela. Cette méchante pleine de haine envers le héros arrive sans difficulté en tête des antagonistes les plus charismatiques de l’Univers Cinématographique Marvel. Parfaite en tout point, elle n’est jamais ridicule et tente par tous les moyens de mener à bien sa quête de pouvoir. Pendant cette aventure, Thor fera connaissance avec Valkyrie, son double féminin, joliement interprétée par Tessa Thompson. Au caractère bien trempé, elle sans aucun doute l’atout charme et le zeste de féminité qu’il fallait à cet univers tout en muscles. En revanche, la performance de Jeff Goldblum dans le rôle du Grand Maître est décevante. Ce personnage ressemblant ni plus ni moins qu’à un bouffon sans charisme manque cruellement de motivations claires et n’est malheureusement pas celui que l’on espérait…
Comme toute bonne production Marvel, les effets spéciaux sont ici légion et même si les magiciens d’ILM ont à nouveau fait des merveilles, avouons qu’ici, tout n’est que numérique donnant cette impression qu’aucun décor réel n’a été construit. Ce constat est beaucoup plus flagrant lorsque Thor se trouve sur Sakaar. Une différence de style qui en déroutera clairement plus d’un. Autre déception également, cet événement mythologie qu’est le Ragnarok n’intervenant qu’à la toute fin du film. « Thor : Ragnarok » n’est évidemment pas avare en surprises et offre à tous les fans de la Maison des Idées, de nombreuses références ou même des apparitions de personnages issu de l’Univers Marvel. La partition de Mark Mothersbaugh est quant à elle également une vraie déception si l’on compare à celles des volets précédents. Même si les thèmes joués permettent aux spectateurs de se repérer géographiquement, il est ici étrange d’entendre de la musique contemporaine dans une aventure du fils d’Odin. Notons également l’utilisation à outrance du titre « Immigrant Song » de Led Zeppelin. Par là aussi, la popularité d’une certaine équipe de Gardiens est passée…
Malgré quelques points négatifs, « Thor : Ragnarok » s’avère être un excellent divertissement rempli d’humour et d’action au rythme soutenu. Très différente des deux précédents opus, cette 3ème aventure est étonnement agréable à suivre. Visuellement bluffant, également doté de personnages haut en couleur, ce Thor cru 2017 signé Taika Waititi n’est certes pas le meilleur film des Studios Marvel mais ravira tout de même les fans du genre ! Du fun 100% garanti !
Depuis quelques temps, il ne se passe pas une année sans que Disney ne sorte un album de reprises de ses plus grandes œuvres musicales. C’est alors qu’après les trois volumes de « We Love Disney » plus ou moins réussis, après « Anaïs Delva et les Princesses Disney » voilà que c’est au tour de Cerise Calixte, l’interprète du dernier succès du studio aux grandes oreilles « Vaiana, la légende du bout du monde » de sortir son album (qui plus est son premier) nommé tout simplement « Cerise chante Disney ». On pourrait alors se poser des questions, à savoir : cet album vaut-il le coup ? Propose-t-il quelque chose d’original ?
A la première lecture de la playlist, on s’aperçoit alors qu’en effet, les titres proposés restent très classiques, voir même font très redondant avec les précédents albums « We Love Disney » il y a peu de temps. Soit, Disney a fait un choix mais avouons quand même qu’ils auraient pu sortir de l’ordinaire en nous proposant des chansons rarement reprise. Avec un catalogue aussi riche, nous ne comprenons pas trop ce choix de facilité…
Titres :
- Sous l'Océan (La Petite Sirène) - L'Amour Brille Sous les Étoiles (Le Roi Lion) - Je Voudrais (Raiponce) - Jamais je N'avouerai (Hercule) - Soleil Brûlant (Rebelle) - Enfant de l'Homme (Tarzan) - Les Coeurs sans Logis (Le Bossu de Notre-Dame) - Il Vit en Toi (Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la Tribu) - Un Jour (Le Bossu de Notre-Dame) - Comme un Homme (Mulan) - La Nouvelle-Orléans (La Princesse et la Grenouille) - Quand on Prie la Bonne Étoile (Pinocchio) - Le Bleu Lumière (Vaiana, la Légende du Bout du Monde) - Le Bleu Lumière (Vaiana, la Légende du Bout du Monde) - Version Piano Voix
Passé cette déception, l’album « Cerise chante Disney » se révèle bien plus à l’écoute de celui-ci. L’interprétation que nous offre Cerise sur ces titres se révèle original et c’est à une totale redécouverte de ces chansons cultes à laquelle nous assistons. Un vent de fraîcheur souffle sur ces œuvres intemporelles et cela fait du bien. Dynamique, ensoleillé et changeant parfois toute l’ambiance du titre mais sans jamais renier l’œuvre originale, la réorchestration couplé à la magnifique voix de Cerise sont clairement la force de cet album.
« Cerise chante Disney » est enfin l’album que l’on attendait, car il offre une vraie originalité dans sa musicalité et révèle la chanteuse dans un registre qui lui va à merveille. On regrettera juste le choix des chansons, répétitif d’un album de reprises à l’autre. Quoi qu’il en soit, cet opus surpasse haut la main « Anaïs Delva et les Princesses Disney » tant ses rythmes nous donnent une incroyable envie de danser. Surprenant, « Cerise chante Disney » est un rayon de soleil qui saura ravir toute la famille !
Bonus : Découvrez notre interview de Cerise Calixte sur notre chaîne YouTube !
Résumé : Carina Smyth a toujours su que son destin était d’étudier des étoiles. Élevée dans un orphelinat, elle s’est donné pour mission de déchiffrer le journal de Galilée que son père lui a laissé. Lorsqu’on l’envoie travailler dans un grand domaine, Carina y trouve contre toute attente un professeur qui l’aide à poursuivre ses études : une infinité de possibles s’ouvre alors à elle. Carina finit par découvrir, nichée au cœur du journal, une carte mystérieuse qui la mène tout droit aux Caraïbes. Emportée dans un monde de pirates et de fantômes effrayants, Carina fait la connaissance d’un soldat courageux qui cherche lui aussi des réponses. Carina parviendra-t-elle à percer à jour le secret de la carte et de son passé ?
Avis : Surfant sur le succès de la saga « Pirates des Caraïbes », les Editions Hachette Romans ont publié un ouvrage inspiré du dernier volet « La Vengeance de Salazar » mettant en vedette le personnage de Carina Smyth, une jeune et brillante mathématicienne et astronome. Si le roman reprend les grandes lignes du long-métrage, il a la bonne idée de raconter le passé de Carina, bien avant les événements de « La Vengeance de Salazar ». C’est ainsi que nous faisons la connaissance de nouveaux personnages comme Lady Devonshire, Will et James qui vont croisés le chemin de Carina et qui lui apporteront de nombreuses valeurs, essentiels pour son futur. Malheureusement le récit ne s’attarde que trop peu sur ces protagonistes, préférant se focaliser exclusivement sur la scientifique et allant au plus vite sur sa rencontre avec Jack Sparrow. Il est bien sûr toujours plaisant de retrouver ces personnages que l’on aime tant, tels que le célèbre capitaine Sparrow raffolant de rhum, Will et Henri Turner, ou encore Barbossa. « L’étoile la plus brillante du Nord » traite également de sujets plus mature et complexe, qui ne sont pas toujours abordables pour le jeune public comme la position de la femme dans la société au XVIIIème siècle et plus précisément leur accès à l’éducation. Carina est en effet accusé d’être une sorcière du fait de ses connaissances en sciences, domaine à cette époque exclusivement réservé aux hommes. C’est donc le portrait d’une femme attachante, forte et déterminée que les lecteurs découvriront au cours du récit. Ces mêmes jeunes lecteurs qui s’identifieront à coup sûr à ce personnage que rien n’arrête et qui leur livrera un message optimiste sur l’importance de la poursuite des rêves et qu’il ne faut jamais perdre espoir ("Ce n’est pas parce que quelque chose est invisible qu’il n’est pas là"). « L’étoile la plus brillante du Nord » est donc un ouvrage agréable à lire, plein d’aventures et dont les fans de la célèbre saga cinématographique ne se lasseront pas. Il est tout de même dommage que le passé de Carina Smyth soit si rapidement survolé (même si l’on en apprend suffisamment) en laissant de côté le développement de certains personnages, préférant mettre en avant toute l’action déjà vue au cinéma. Sympathique mais pas indispensable…
Halloween et la Skeletoons Party de Dingo : deux célébrations en octobre à Disneyland Paris !
A partir du 1er octobre 2017, le Parc Disneyland va vous donner des frissons avec deux expériences spéciales : Halloween qui annonce le retour très attendu des célèbres Méchants Disney et « la Skeletoons Party de Dingo », nouveauté ultra colorée à Frontierland où les squelettes seront en fête avec Dingo…
Bienvenue à la Skeletoons Party de Dingo
Qui a dit que le mois d’octobre était réservé à la peur ? Imaginez une fête squelettique remplie de couleurs et de bonne humeur. C’est exactement ce qu’a voulu créer Dingo pour cette nouvelle saison. Cette année, c’est donc tout d’os vêtu qu’il donnera le tempo à Frontierland avec sa troupe. Ils vous inviteront à faire la fête avec eux dans un décor où vous vous trouverez nez à nez avec des squelettes tous plus drôles et colorés les uns que les autres.
On annonce aussi l’arrivée de deux amis qui se font rares à Disneyland Paris : José Carioca et Panchito Pistoles, les acolytes de Donald dans le film Les Trois Caballeros. Enfin, Mickey et Minnie seront aussi de la partie pour des rencontres hautes en couleurs.
Le retour des Méchants Disney et des frissons d’Halloween
Envie de retrouver les Méchants Disney que vous adorez détester ? Le Parc Disneyland va vous régaler avec un nouveau défilé, 100% inédit : "Mickey’s Halloween Tricycle Gang". Les Méchants Disney rassembleront leurs troupes pour vous impressionner. Accompagnés de bien d’autres Personnages Disney, ils vous entraineront sur la route des esprits d’Halloween au rythme de leurs étonnants tricycles. Un rendez-vous à découvrir tous les jours sur Main Street, U.S.A.
Si vous souhaitez leur faire face et prendre la pose à leurs côtés, vous allez adorer les rencontres avec les Méchants Disney. Vous retrouverez à Fantasyland, la Sorcière de Blanche Neige, la Reine de Cœur et bien sûr Maléfique qui prendra ses quartiers dans la Cour du Château, envahie d’un redoutable roncier… Jafar et le Capitaine Crochet seront eux aussi de la partie, à Adventureland. Cruella (101 Dalmatiens) quant à elle vous donnera rendez-vous au Parc Walt Disney Studios.
Enfin, les citrouilles et les fantômes seront aussi de retour dans Frontierland qui sera le lieu par excellence où fêter Halloween cette année. Et si vous aimez les sorcières, vous apprécierez le costume de Daisy !
Rendez-vous à Disneyland Paris du 1er octobre au 5 novembre 2017 pour une nouvelle saison et deux fois plus de fun avec Halloween et la Skeletoons Party de Dingo.
Vous avez toujours eu envie de vous balader dans la Cantina de Mos Esley ? De découvrir les passages secrets du palais de Maz ou d'explorer les moindres recoins du Faucon Millenium ? Voici la référence ultime pour toutes les planètes, villes et batailles de la saga Star Wars !
« Star Wars : Les Lieux Emblématiques » a été écrit par cinq spécialistes de cet univers, correspondant chacun à un épisode de la saga (dont un couvrant les épisodes IV à VI), et le moins que l’on puisse dire, est que cet ouvrage ravira les plus grands fans de l’univers étoilé de Georges Lucas. Celui-ci est en fait une réédition de l’album « Les Hauts Lieux de l’Action » publié également chez Hachette en 2010, à laquelle ont été ajouté 5 lieux issus du « (Le) Réveil de la Force ».
Après une rapide introduction sur la galaxie Star Wars, le lecteur a le plaisir de découvrir au fil des pages les 17 planètes aperçues dans les différents long-métrages de la célèbre hépatologie (7 films) détaillées et classées par épisodes. Pour chaque planète donc, sont présentés les différents lieux de batailles, les habitations des héros et divers autres endroits de passage des personnages, le tout, sous forme de dessins en coupe magnifiquement réalisés, truffés de détails, et de textes explicatifs. Il est intéressant de noter également, que de nombreux endroits inconnus, que l’on ne voit pas dans les films, sont ici représentés comme par exemple les appartements privé du Chancelier Palpatine se trouvant au Sénat Galactique.
Il s’agit donc là encore d’un très bel ouvrage, d’une qualité exceptionnel, tant par les dessins que par les textes, et saura clairement charmer tous les fans de cette saga mythique. « Star Wars : Les Lieux Emblématiques », est tout simplement LE guide ultime (qui s’agrandira à n’en pas douter au fur et à mesure des nouveaux épisodes) à posséder pout tout savoir sur ces lieux devenus cultes. De l'arène de Mos Espa au Temple Jedi, de la maison de Rey au palais de Jabba, ou de la Base Starkiller à la maison de Yoda, le lecteur retrouvera au fil de 200 pages magnifiquement illustrées, toute la richesse de cette galaxie lointaine, très lointaine, et voyagera bien au-delà de ce qu’il peut voir à l’écran !
Depuis quelques temps, les éditions Hachette Heroes sortent de nombreux ouvrages de qualité en rapport avec l’univers Star Wars. Le dernier film de la franchise « Rogue One : A Star Wars Story » est donc une bonne raison pour l’édition d’un nouvel ouvrage sous le titre de « Star Wars Rogue One : Le Guide Visuel Ultime ». Une bible pour tous fans du film et de la saga intergalactique !
Ecrit par Pablo Hidalgo, expert renommé de l’univers Star Wars, le guide visuel ultime de « Rogue One » (adaptation française de « Official Visual Story Guide Rogue One : A Star Wars Story ») est littéralement une mine d’informations riche en détails et en illustrations, à la hauteur du film de Gareth Edwards. Cet ouvrage réunit des fiches complètes des personnages du film, principaux, secondaires ou faisant juste un passage éclair, ils sont tous là, à quelques exceptions prêtes… De nombreux visuels directement tirés du long-métrage sont également présents, ainsi que d’incroyables coupes transversales des véhicules de la galaxie comme le U-Wing, le Tank d’Assaut ou encore le Tie Striker qui n’ont désormais plus aucuns secrets pour nous.
Cet album est véritablement un must-have tant il est détaillé et source de nombreuses informations quasiment inconnues comme la liste et les noms des jouets de Jyn ainsi que les patronymes des pilotes de X-Wing passés complétement inaperçus dans le film. Le livre se termine avec quelques pages sur le processus de production de l’opus et notamment quelques beaux dessins de production.
Planètes, Lieux visités, Personnages, Véhicules, Objets, « Star Wars Rogue One : Le Guide Visuel Ultime » regroupe toutes les informations essentielles et plus anecdotiques qu’il y a à savoir sur cette aventure épique. Cet ouvrage n’est rien de mieux pour élargir ses connaissances sur la saga Star Wars ! Les éditions Hachette Heroes prouvent une nouvelle fois avec cet album qu’ils maîtrisent leur sujet à la perfection, et que Star Wars est un univers visuellement très riche ! Il ne vous reste donc plus qu’à monter à bord et de rejoindre la Rébellion pour un voyage que vous ne regretterez pas !
C’est l’ouvrage ultime pour tout fan du studio aux grandes oreilles, qui se respecte ! En effet, les éditions TASCHEN propose un ouvrage géant (41,1 x 30 cm, 620 pages, 7kg), qui revient sur l’une des périodes la plus glorieuse des studios Disney (1921 -1968). Avec « The Walt Disney Film Archives: The Animated Movies 1921-1968 », c’est tout un pan de l’histoire du cinéma qui se déroule sous nos yeux émerveillés, supervisé par un spécialiste du genre, l’allemand Daniel Kothenschulte.
« The Walt Disney Film Archives: The Animated Movies 1921-1968 », nous fait donc voyager au cœur des Walt Disney Animation et de ses plus grands films. A travers 32 chapitres retraçant 47 ans d’Histoire de l’Animation : des premières expériences cinématographiques de Walt Disney avec les « Laugh-O-Grams » (1922) jusqu’à sa dernière création « Le Livre de la Jungle » (1968), cet ouvrage regorge d’informations et d’illustrations. Chaque chapitres sont alors écrits par des auteurs / experts différents qui sont en charge d’un essai consacré au film dont ils ont la responsabilité, ceci se révèle vite d’être une vraie mine d’informations. Dessins préparatoires (certaines en pleine page), story-boards, décors, études de personnages, d’expressions, photos de studios, affiches ou citations de Walt Disney et de personnes ayant travaillé avec lui, sont au programme également, et montre à quel point les Studios Disney sont maîtres dans l’Art de l’Animation. Cette bible est aussi l’occasion pour le lecteur de découvrir les différentes sources d’inspiration du Studio, comme notamment les contes européens, ou encore les peintres et illustrateurs tels que Gustave Doré ou Dali. La mise en page est somptueuse, très bien relié, comprenant des pages d’une bonne épaisseur. Sans doute le plus bel ouvrage consacré aux œuvres de ce cher « Oncle Walt » !
Les chapitres :
- Préface par John Lasseter - Introduction - Laugh-O-Grams - D'Alice à Mickey - Les studios d'Hyperion - Silly Symphonies - Blanche-Neige et les Sept Nains - Pinocchio - Fantasia - Les studios de Burbank - Le Dragon récalcitrant - Dumbo - Bambi - Sound of the Border: Saludos Amigos et Les Trois Caballeros - The War Years: Victoire dans les airs et autres films de propagande - Rare Disney: Lost Trails to the West - La Boîte à Musique - Coquin de printemps - Mélodie Cocktail - Mélodie du Sud - Le Crapaud et le Maître d'école - Danny, le petit mouton noir - Cendrillon - Alice au pays des merveilles - Peter Pan - La Belle et le Clochard - Trips to Tomorrowland: The Space Documentaries - La Belle au Bois Dormant - Les 101 Dalmatiens - Merlin l'Enchanteur - Marry Poppins - Winnie l'ourson - Le Livre de la jungle - Bibliographie
A noter que le prix est assez élevé (150€) mais tout à fait justifié quand a son excellente qualité. Ce livre est proposé en anglais avec un livret de traduction en français, allemand ou espagnol. Vous l’aurez compris « The Walt Disney Film Archives: The Animated Movies 1921-1968 » est LA bible indispensable à celles et ceux dont l’enfance a été bercé par ces films intemporels, et qui veulent s’y replonger tout en les voyant d’un œil nouveau. Un indispensable !
Info en + :TASCHEN propose également une Édition collector de l’ouvrage (400€), limitée à 2.500 exemplaires, et qui comprend un fac-similé de 64 pages en couleurs du story-board imaginant la légendaire apparition de Mickey Mouse dans la scène de «L’apprenti sorcier» de "Fantasia", ainsi qu’un époustouflant portfolio de cinq planches d’assemblage de cellules des dessins animés musicaux «Silly Symphonies», témoignages remarquables de l’amour du détail à l’œuvre dans chaque image de Disney.
Résumé : « Mickey Mouse, Icône du Rêve Américain » nous raconte l'influence de ce personnage de cartoon unique en son genre sur l’art et la culture populaire depuis ses débuts en 1928. S’appuyant sur une iconographie composée d’images rarissimes, Garry Apgar, spécialiste en histoire de l’art, nous éclaire sur la genèse de la souris conçue par Walt Disney et Ub Iwerks, l’explosion de sa popularité pendant la Grande Dépression, l’évolution de son apparence à travers les époques, son influence sur les artistes et animateurs du monde entier, jusqu’à son accession au statut d’icône culturelle d’envergure internationale !
Notre avis : « Mickey Mouse, Icône du Rêve Américain » est LA bible pour tous fans de Mickey qui se respecte. Sorti pour la première fois aux Etats-Unis en 2015, les Edtions Glénat, nous offre une très belle adaptation française du magnifique album de Gary Apgar. Au fil des 300 pages, découpés en 9 chapitres, nous suivons la genèse de la célèbre souris jusqu’à son rôle d’icône de la culture américaine, mais aussi du rêve américain. Cet album, fera également réalisé à ses lecteurs que Mickey Mouse est plus qu’un personnage de dessin-animé, et qu’il a joué un grand rôle dans les différents épisodes de l’Histoire américaine du XXème siècle (crise économique, guerre, naissance de l’industrie du loisir…). Evidemment, les illustrations sont nombreuses, et agrémente à merveille le texte. En effet, ce sont plus de 400 images exceptionnelles, qui nous sont présentées ici dont certaines très rares. L’analyse de Gary Apgar s’avère toujours juste, fine et solidement structurée, sans jamais ennuyer son lecteur. Ce documentaire s’avère donc indispensable à tous ceux qui connaissent, ou qui veulent connaître l’histoire de ce personnage aux multiples facettes. Mickey n’aura dorénavant plus aucuns secrets pour vous !