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Sortie en 2003, « Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl » a inauguré l’une des sagas les plus populaire du cinéma. Depuis, « Pirates des Caraïbes » s’est imposé comme un véritable phénomène culturel mondial avec la sortie de « Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre Maudit » (2006), « Pirates des Caraïbes : Jusqu’au Bout du Monde » (2007) et « Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence » (2011). Malgré la déception des fans face à ce dernier, ces quatre films ont rapporté collectivement plus de 3,7 milliards de dollars au box-office international, mais ils ont surtout inspiré et enchanté les spectateurs de tous âges dans le monde entier.
En 2017, le Capitaine Jack Sparrow est de retour dans « Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar », un opus divertissant quoique peu original mais qui a le mérite de renouer avec l’ambiance des trois premiers volets, tout en offrant une fin à la hauteur de cette saga phénomène.

Synopsis : Les temps sont durs pour le Capitaine Jack, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots… Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

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« Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar » s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs en proposant tous les codes qui en ont fait leur succès et offre sans mal un scénario à la hauteur des trois premiers épisodes, ce qui n’était pas le cas de « Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence » véritablement raté en tout point.
L’avantage de cet opus est qu’il ne cherche clairement à traîner l’intrigue et à partir dans des explications plus ou moins farfelues. Non, tout est ici très clair et nous allons directement à l’essentiel. Cette cinquième aventure permet également de donner quelques réponses à des questions qui étaient restées en suspens, de connaître le passé de certains personnages via des scènes de flashbacks et surtout de recentrer l’intrigue sur la famille Turner.
Si l’intrigue reste tout de même assez convenue, nous avons le plaisir d’assister à un foison de batailles maritimes, de quêtes, de trahisons et de légendes, qui sont, pour ce point beaucoup moins présentes qu’auparavant. Ici, les deux seules légendes maritimes présentées sont le trident de Poséidon, quête principal de cette aventure et objet de tous les désirs ainsi que le Triangle des Bermudes rebaptisé ici en Triangle du Diable, et représenté sous la forme d’une grotte…
En dehors de ces nombreux éléments, nous noterons que l’humour reste toujours aussi présent grâce à des dialogues et des situations dont seul Jack Sparrow a le secret. Quelques moments non sans émotion, et c’est une première, font une percée surprenante en ne nous laissant pas indemne notamment lors des scènes d’ouverture et finale.

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Côté casting, l’équipage original est de retour à commencer bien entendu par Johnny Depp reprenant le rôle du Capitaine Jack Sparrow avec toujours autant d’énergie et d’amusement, et cela se voit. Toujours aussi drôle et s’aventurant dans des situations aussi cocasses qu’imprévisibles, ses fans ne seront pas déçu !
Il est secondé par Gibbs toujours interprété par Kevin R. McNally mais ne fait ici que de brèves apparitions.
L’une des nombreuses surprises de cet opus est clairement l’interprétation qu’offre Geoffrey Rush au personnage du Capitaine Hector Barbossa qui est tout bonnement magistral. Se Mêlant à une palette d’émotions, Barbossa est le seul protagoniste à avoir évolué et gagnera sans l’ombre d’un doute l’attachement des spectateurs.
« Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar » est aussi l’occasion de retrouver de façon plus anecdotique Orlando Bloom en tant que Will Turner et Keira Knightley en Elizabeth Swan/Turner.
Qui dit nouvelles aventures, dit aussi nouveaux personnages tous ici plus attachants les uns que les autres et offrant à la saga un  souffle nouveau.
Brenton Thwaites est le jeune Henry Turner, un marin de la Marine royale séduisant et plein d’entrain, il sillonne les mers à la recherche du trident de Poséidon, qui aurait le pouvoir de libérer son père de l’éternelle malédiction qui le frappe. Pas aussi charismatique que son père, Henry Turner a toutefois le mérite d’attirer la sympathie du public grâce à son histoire très touchante.
Le seul personnage féminin, en la personne de Carina Smith est interprété par Kaya Scodelario et offre à son personnage beaucoup de tendresse et de fraicheur sans pour autant marquer les esprits. Carina est une jeune et brillante mathématicienne et astronome. Sa beauté n’a d’égale que son intelligence… et sa volonté d’acier. Son arme ? Ni sabre ni poignard, mais le journal de Galilée, que lui a légué le père qu’elle n’a jamais connu. Ce guide des étoiles et des constellations pourrait la conduire vers le plus grand des trésors, celui qui recèle toute la puissance des mers et des océans !
Javier Bardem est le grand méchant de l’histoire, le Capitaine Salazar. À la barre de son navire, le redoutable Silent Mary, le terrifiant capitaine Salazar est surnommé le Boucher des Mers. Non sans raison… À la tête de son équipage de fantômes, il pourchasse avec une férocité démoniaque tous les pirates des Caraïbes pour les exterminer. Par fidélité à la Couronne espagnole, mais surtout pour se venger d’un certain flibustier… À chaque attaque, aucun équipage n’est épargné. Ou plutôt si : un unique survivant, pour que celui-ci puisse raconter l’horreur dont il a été le témoin !
Personnage très charismatique grâce à son acteur très convaincant, chacune de ses apparitions à l’écran est une réussite  et lui vaut l’une des belles surprises de ce long-métrage.

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Pour la musique, Hanz Zimmer cède ici sa place Geoff Zanelli, qui signe une partition dans la droite lignée de son prédécesseur. N’oubliant pas les thèmes fort de la saga, nous retrouvons d’ailleurs avec un plaisir immense « He's A Pirate », le compositeur s’autorise tout de même à y mettre sa petite touche personnelle en y ajoutant de nouvelles musiques toutes aussi agréables à écouter.
Visuellement, ce cinquième opus est plutôt convaincant et s’inscrit là aussi dans la continuité de la saga. Les paysages sont superbes, et le duo effets visuels /effets physiques fonctionne à merveille si bien que l’on a parfois du mal à identifier le vrai du faux. Un travail donc d’une extrême qualité et finesse qui nous permet de nous immerger complétement dans l’aventure.

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Après un « Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence » décevant de bout en bout, la saga reprend de plus belle grâce à ce cinquième épisode qui revient sur les fondamentaux avec une bonne dose d’aventure épique. Manquant peut-être d’originalité, c’est avec plaisir que nous retrouvons cette équipe de pirates bien décidés à nous faire passer par toutes les émotions. Car c’est bien là, le véritable trésor de cette aventure, réussir à nous tirer les larmes.  De plus ce film permet de boucler la boucle des intrigues abordées dans les précédents volets, et ce de façon fort intelligent et divertissant. Présenté comme l’ultime aventure de la saga, Jack Sparrow et son équipage pourraient cependant revenir pour une 6ème aventure comme nous le laisse supposer une scène post-générique assez intrigante…