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Après le succès marketing et plus ou moins critique de l’adaptation « live » de « Alice au Pays des Merveilles » par Tim Burton en 2010, il était donc évident que les studios Disney envisage une suite.
« Alice De L’Autre Côté du Miroir » réalisé cette fois-ci par James Bobin (Tim Burton n’est plus que producteur), s’inspire librement du deuxième livre des aventures d’Alice intitulé « De L’Autre Côté du Miroir » écrit par Lewis Caroll en 1872.
Si ce deuxième opus cinématographique, comme le premier manque de folie évidente, il en est beaucoup plus original, avec une trame plus poussée et un aspect moins « artificiel », tout en proposant l’univers que l’on connaît tous bien.
Celles et ceux qui avaient adoré « Alice au Pays des Merveilles » ne seront pas déçu !

Synopsis : A l’instar de son père, Alice Kingsleigh a sillonné mers et océans durant des années avant de regagner l’Angleterre. De retour à Londres, poursuivant un papillon, elle passe à travers un miroir magique qui la ramène tout droit au royaume fantastique d’Underland. Là-bas, elle retrouve ses amis le Lapin Blanc, Absolem, le Chat du Cheshire et le Chapelier Fou. Mais celui-ci n’est plus que l’ombre de lui-même : il a perdu sa fantaisie et sa folie. Face à cette situation, Mirana, la Reine Blanche confie à Alice une mission : emprunter la Chronosphère - un globe de métal situé à l’intérieur de la Grande Horloge du temps - afin de remonter dans le passé. Pour la jeune fille, cela sous-entend retrouver des amis – et des ennemis – à des moments antérieurs de leurs vies. Ce n’est qu’au prix de cette quête périlleuse, de cette course contre le temps, qu’Alice pourra sauver le Chapelier avant qu’il ne soit trop tard…

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La grande force de « Alice De L’Autre Côté du Miroir », est sans aucun doute son scénario original basé sur un seul élément de l’ouvrage de Caroll : le miroir. A partir de cet élément, toute l’action va tourner autour de celui-ci pour une aventure riche d’aller-retour entre présent, passé et vice-versa. Le scénario, bien que sans trop grande prise de risque, a également la bonne idée d’utiliser et de développer les personnages du premier opus, en creusant leur histoire sans être incohérente. On apprend alors plein de petites choses sur le passé des protagonistes du Pays des Merveilles, en particulier sur l’origine des querelles entre la Reine Rouge et la Reine Blanche, qui est assez décevante et trop simpliste. Mais malheureusement, nous ne retrouvons pas le charisme qu’avaient ces personnages dans la première partie de leurs aventures. Ceux qui nous faisaient rire ou frissonner, ne nous procure ici plus aucun sentiment, seule Alice reste fidèle à elle-même.

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Niveau casting, rien ne change si ce n’est comme dit précédemment, un certain manque d’attachement envers les personnages. Le Chapelier Fou, qui est ici le personnage principal n’a plus la folie que l’on lui avait connue précédemment. Toujours incarné par l’acteur Johnny Depp, c’est un Chapelier assez mou que nous retrouvons. Mia Wasikowska retrouve Alice avec un peu plus de prestance et de confiance en elle, un vrai plaisir donc, de la retrouver dans ce rôle. La Reine Rouge que l’on avait adorée détesté en 2010, n’est ici qu’une caricature d’elle-même, même si Helena Bonham Carter s’en sort plutôt bien. 

L’on retrouve également, sans plus grande implication dans leurs rôles : Anne Hathaway (La Reine Blanche), Alan Rickman (Absolem), Stephen Fry (le Chat de Cheshire), Michael Sheen (le Lapin Blanc), Timothy Spall (Bayard), Barbara Windsor (le Loir), Paul Whitehouse (le Lièvre de Mars) et Matt Lucas (Tweedledum & Tweedledee).
Mais la véritable bonne surprise de cette production est assurément le nouveau personnage incarnant le méchant Le Temps. Porté par Sacha Baron Cohen, ce personnage mystérieux dont on comprend les motivations mais dont le caractère est assez flou (méchant ou gentil ?), est brillamment mis en valeur dans ce scénario taillé pour lui.

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Visuellement « Alice De L’Autre Côté du Miroir » se démarque de son prédécesseur avec un rendu beaucoup moins artificiel, plus joli et moins grossier même si l’utilisation du numérique est omniprésent, ajouté à cela une ambiance plus sombre.
Les bonnes idées ne manquent pas et sont plutôt bien trouvé, comme le château du Temps, magnifique, regorgeant de détails comme des aiguilles, des rouages et des horloges, ou alors les représentations du temps qui passe (le court du temps, la mort, la fin des temps…), même l’Angleterre du XIXéme siécle dans lequel vit Alice est superbement reconstitué.
Côté bande-originale, Danny Elfman reprend la baguette et son rôle de compositeur. C’est avec grand plaisir que nous retrouvons le thème principal de « Alice au Pays des Merveilles » rempli de magie et de fantaisie, ce thème est toujours un plaisir pour les oreilles.

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« Alice De L’Autre Côté du Miroir » voit son bilan assez mitigé. A n’en pas douter, cet opus est bien meilleur que le précédent. Campant sur un scénario mieux écrit et plus original, il souffre tout de même d’un manque de folie, et, de plus les personnages sont ici décevants sans plus aucuns charismes à l’exception d’Alice et du Temps. Il en reste de bonnes idées visuelles et une musique envoûtante. 
« Alice De L’Autre Côté du Miroir » reste cependant un très bon divertissement, où l’on s’évade dans un monde magique et fantaisiste, bien loin des tracas du quotidien. A vous de voir si vous voulez traverser le miroir !