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Pour la toute première fois depuis sa création, Pixar Animation Studios, nous propose cette année deux long-métrages ! Après le succès du chef-d’œuvre « Vice-Versa » cet été, les studios à la lampe reviennent cet hiver avec « Le Voyage d’Arlo ». Ce film a rencontré pas mal de problèmes tout au long de sa production, avec, notamment le départ de l’un de ses réalisateurs en 2013. Ceci explique certainement pourquoi ce 16éme film est quelque peu simpliste…
Mais pas d’inquiétude, ce long-métrage est quand même très sympathique et chargé en émotions ! 

Synopsis : Et si l’astéroïde responsable du cataclysme qui a radicalement bouleversé la vie sur Terre n’avait jamais heurté notre planète ? Si du coup les dinosaures n’avaient pas disparu ?
Livré à lui-même, Arlo, un Apatosaure, va se faire un ami tout à fait improbable : un humain. Durant leur périple, en parcourant des terres aussi hostiles que mystérieuses, Arlo va apprendre à affronter ses peurs et découvrir ce dont il est réellement capable…

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On avait connu les studios Pixar plus inspiré, et qui malheureusement ici ne convainc pas. Pourtant le postulat de départ avait tout pour réussir : « Et si l’astéroïde responsable de la disparition des dinosaures n’avait pas percutée la Terre… ? » Mais nous assistons à un simple voyage initiatique à l’image de nombreuses autres œuvres cinématographique. En résulte donc une histoire très linéaire, prévisible, qui n’offre pas réellement de surprise ou alors les quelques infime rebondissement ne sont là que pour un semblant d’action, car l’on voit vite venir le dénouement.
La mise en scène manque aussi cruellement d’originalité. A trop vouloir faire des clins d’œil à d’autres films d’animation Disney (« Bambi », « Le Roi Lion », « Frère des Ours »), nous nous y perdons et avons vraiment l’impression de déjà vu !
Enfin, si jusqu’ici, Pixar nous avait habitués à des doubles lectures dans ses œuvres, mais dans « Le Voyage d’Arlo », il n’en est rien, le tout paraît très enfantin sans le côté adulte que l’on retrouve dans toutes leurs productions.

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Les personnages sont dans le même cas que l’histoire, sous exploités avec un certain maque de profondeur, excepté Arlo et Spot, nos deux héros.
Arlo est un jeune apatosaure peureux et qui, dès son apparition à l’écran, saura capter l’attention et l’attachement du spectateur. Même constat pour Spot, ce petit garçon primitif aux allures de chien qui apporte avec lui, une bonne dose d’humour.
Les autres personnages sont bien plus anecdotiques et aucun d’entre eux ne sort du lot. Que ce soit le Collectionneur (d’ailleurs on se demande encore à quoi il sert…), les T-Rex, ou même la famille d’Arlo, aucun arrive à être assez convaincant et à tirer son épingle du jeu. Nous noterons cependant que les Ptérodactyles arrivent à créer ce côté angoissant à chacune de leurs apparitions.

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N’allez tout de même pas croire que « Le Voyage d’Arlo » est mauvais car il ne l’est pas ! Ses décors procurent en effet un dépaysement total. Avec un réalisme à couper le souffle, le studio à la lampe réussit à nous plonger dans un environnement comparable à un film en prise de vue réelle. Alors certes, l’on pourrait croire encore à de la facilité artistique le fait de reproduire un environnement déjà existant, mais il faut avouer que le résultat est étonnant. Un nouveau coup de génie sur ce point pour les artistes de chez Pixar !
L’animation quant à elle est convenable, sans en faire de trop, on regrettera cependant, l’extrême simplicité du design des personnages, qui dans cet univers ultra réaliste font un peu trop cartoon et « plastique ».

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Pour la musique, ce sont les compositeurs de « L’Odysée de Pi », Mychael et Jeff Danna, qui offrent ici, une partition tout en simplicité. Cette partition qui  magnifie d’ailleurs certaines scènes qui feront couler les larmes à de nombreux spectateurs, petits comme grands. 
Le casting vocal français est également bon point car (et c’est maintenant assez rare pour le souligner) il est presque entièrement composé de doubleurs professionnels dont il est amusant de reconnaître. Mention spécial au jeune Jean-Baptiste, la voix d’Arlo qui fut sélectionné par casting parmi 1700 candidats. Sa première expérience dans le métier est un sans-faute.

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Malgré ses nombreux défauts, « Le Voyage d’Arlo » est une très belle histoire (mais bien loin malgré tous des autres productions Pixar). Véhiculant de belle valeurs comme la famille ou l’amitié et d’autres feront également écho à l’actualité du moment comme le « vivre ensemble » et la peur que le héros va devoir affronter pour avancer et la vaincre. Préparez-vous donc à un voyage entre rires et larmes, à partager en famille pour terminer cette année en beauté ! 

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